Gerry Taama pleure Dj Arafat

Gerry Taama pleure Dj Arafat
Dj Arafat

En 2004, dans les multiples villes ou le contingent togolais de l’ONICI a séjourné, on alternait missions de sécurité sur le terrain, et boucan dans les maquis. Et un maquis qui ne jouait pas le délicieux morceau “hommage au Jonathan” n’attirait pas les boucantiers. C’était la fabuleuse époque de la jet set, du coupé décalé original. C’est ainsi que j’ai découvert le jeune Arafat. Il faut dire qu’à l’époque, on comprenait les paroles de ses chansons.

Après, nos chemins se sont séparés musicalement. J’ai commencé à vieillir, et son style s’est très rajeunit. Il est resté une icone pour notre jeunesse.

Mon hommage au musicien disparu sera donc moins appuyé que celui réservé par exemple à Jimmi Hope, car l’écart de génération nous a éloigné. La vérité est que le seul morceau que je retienne de lui est l’hommage à Jonathan.

Mais en dehors de la musique, un autre lien m’unit à Arafat, c’est notre amour pour la moto. Je dispose actuellement de deux motos, une Kawazaki z750 et une yamaha xt 600. L’une pour la route, et l’autre pour la piste. Il existe deux catégories de motocyclistes. certains utilisent la moto par nécessité (c’est le cas de la plus part, et le jour où ils auront une voiture ils laisseront la moto) et les autres font la moto par passion. Ce qui est mon cas.

On ne saurait rendre hommage à Arafat sans rappeler en permanence les règles de sécurité pour l’usage des motos, surtout des grosses cylindrées. Port de casque homologué obligatoire (un bon casque coûte au minimum 50 000 fcfa), port d’un blouson de sécurité (un bon blouson est à 200 000F) et respect du code de la route, surtout la limitation de vitesse. Le permis moto bien entendu est de mise, et une certaine expérience recommandée, tout comme la consommation d’alcool et d’autres produits psychotropes sont interdits au guidon. Ce sont des b.a.ba et ils faut en permanence le rappeler à tout le monde.

Faire de la moto de grosses cylindrées est une passion dangereuse. Le motard sait en permanence qu’il peut avoir à n’importe quel moment un rendez-vous avec la mort. L’adrénaline des accélérations et l’ivresse de liberté conduisent à accepter ces risques, mais un minimum de prudence doit être de mise. On a de la famille et des êtres chers qui seront affectés par notre départ tragique, sans compter que parfois on ne meurt pas sur le coup, mais on garde des séquelles, à vie.

Je pleure donc un motard, doublé d’un artiste talentueux.
Haut les casques.

Gerry

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