La CPI va juger Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé jeudi quatre charges de crimes contre l’humanité à l’encontre de Laurent Gbagbo et l’a renvoyé en procès devant une chambre de première instance.

Premier ex-chef d’Etat poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences dans le but de conserver, en vain, le pouvoir à l’issue de la présidentielle de novembre 2010.

Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans les violences qui ont déchiré le pays en 2010 et 2011.

L’ancien président ivoirien a été remis à la CPI le 30 novembre 2011 et sa première comparution devant la Chambre préliminaire a eu lieu le 5 décembre 2011.

Selon l’accusation, Laurent Gbagbo a voulu “rester au pouvoir par tous les moyens (…) par des attaques meurtrières soigneusement planifiées”, ce que l’intéressé nie catégoriquement.

La CPI détient également Charles Blé Goudé, qui fut un homme-clé du régime Gbagbo à la tête du mouvement des “Jeunes patriotes”. Lui aussi est soupçonné de crimes contre l’humanité, comme l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, que le régime ivoirien a refusé de livrer à La Haye.

La CPI comme la justice ivoirienne ont jusqu’à présent inquiété seulement des figures du camp Gbagbo alors que parmi les soutiens du président Ouattara, des ex-chefs de guerre sont également accusés de graves crimes durant la dernière crise.

Les partisans de M. Gbagbo et des organisations de la société civile dénoncent sans relâche une “justice des vainqueurs”.

Laurent Gbagbo compte toujours de nombreux partisans en Côte d’Ivoire et son parti, le Front populaire ivoirien, est une force politique de poids dans un pays en quête de réconciliation après une décennie de crise.

Lucien Hounkanli

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