Rock Marc Christian Kaboré élu président du Faso avec 53,49%

Rock Marc Christian Kaboré
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Rock Marc Christian Kaboré

Par togo-online
C’est officiel depuis hier. Le Burkina Faso a un nouveau président de la République. Rock Marc Christian Kaboré est venu en première position à l’issue de l’élection présidentielle du 29 novembre dernier avec 53,49%, selon les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Une sortie loyale donc pour ce pays qui a traversé une zone de turbulence suite à l’ambition démesurée de Blaise Compaoré de sodomiser la Constitution du pays à travers le projet de modification de l’article 37 de la constitution qui l’empêchait de briguer un troisième mandat de trop à la tête du pays. Nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour féliciter les populations Burkinabé, surtout rendre hommage aux acteurs de la transition notamment Michel Kafando le président et le promut Général Isaac Zida, l’armée régulière qui a su jouer son rôle régalien et maintenir sa neutralité, à la société civile qui s’est bien démarquée dans son rôle, à l’opposition qui a été solidaire et pragmatique, au peuple dans son ensemble qui a démontré sa maturité. Chose admirable qui relance le débat par rapport au sens premier d’un Etat, d’une République et d’une Nation.

Ouf de soulagement des populations qui voient leur détermination exprimée à travers le vent de soulèvement population qui a balayé Blaise Compaoré, poussé son fruit. Ils ont combattu le bon combat et viennent d’achever leur course avec des champs de louanges, dira un observateur avisé. Le Burkina Faso vient de donner une leçon de démocratie et se fait baptisé « Nouveau Laboratoire de la Démocratie en Afrique ». Défection de figures de proues dans les rangs du parti au pouvoir, soulèvement populaire, chute du régime de Blaise Compaoré, mise en place de la transition, push manqué du Général Gilbert Diendéré, reprise de la transition, élection présidentielle, c’est un peu les différents épisodes de ce feuilleton de crise politique au Burkina Faso. Malgré cette situation qui a, à un moment donné, frisé l’impasse, le pays sort grandi.

Une élection pleine de leçons

Un dimanche pas comme les autres au Burkina Faso, du moins les dernier qui ont été vécu depuis le début de ce combat pour l’alternance au pouvoir. Tous unis, les Burkinabé se sont levés comme un seul homme pour aller dire non à une dictature, oui à un avenir serein et prospère. Au début, l’on pouvait douter de l’efficacité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dont la hauteur et le sens de responsabilité a déjoué tous les pronostics. Une organisation parfaite qui n’a souffert d’aucune contestation, surtout le mode de transmission des résultats. La sécurité de chaque candidat dans les différents déplacements sur toute l’étendue du territoire national, le bon déroulement des campagnes présidentielles, l’équité dans le traitement des candidats et leurs différentes équipes de campagnes, des bulletins de vote qui n’ont souffert d’aucune ambiguïté, la représentativité des candidats dans les différents niveau de décision, le sens de responsabilité des différents présidents départementaux de la CENI, le dépouillement la compilation rapide et la proclamation dans le temps des résultats… sont autant d’éléments qui ont contribué au bon déroulement de cette élection saluée par tous.

Si on parlait de l’apaisement

C’est un élément important dans la mesure où ailleurs, il constitue un cauchemar aux populations qui croisent leurs doigts dans les périodes d’avant, pendant et d’après élection. Pour ce qui concerne le Burkina, il n’a fait aucune émule. Beaucoup de facteurs expliquent l’atmosphère de paix qui a entouré le déroulement de cette élection. Primo, l’on peut constater et dire avec fierté l’absence de propos diffamatoires et incendiaires lors des campagnes. Aucun des candidats n’a versé dans la diabolisation de l’autre ; aucun d’entre eux n’a annoncé une chasse aux sorcières ni des règlements de compte. Il faut aussi souligner qu’il n’y a pas eu d’interférence dans les activités de la CENI. Elle a été indépendante et n’a subit aucune intimidation ni menace. Les membres se sont bien comportés et ont tous été impliqué à toutes les décisions qui ont été prises, surtout celle relative aux résultats provisoires proclamés par cette institution de la République. Aussi, la publication dans un temps record des résultats n’a pas favorisé de supputation autour des résultats. Bref, les populations et les différents candidats ont eu confiance en la CENI et ses membres.

Ces nombreux défis relevés font du peuple Burkinabé, un peuple souverain qui a réussi le pari de la réécriture de nouvelles pages de son histoire. Et si les autres pays en faisaient autant ?

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