Retour avorté de François Boko : L’ANC condamne et évoque l’article 22 de la constitution

Retour avorté de François Boko : L’ANC condamne et évoque l’article 22 de la constitution
Patrick LAWSON-BANKU

Par Marcelle Apévi, togo-online.net
L’attente aura été vaine ce 28 mars 2019. François Akila Esso Boko, ancien ministre de l’intérieur dont le retour est annoncé au Togo après 14 ans de vie d’exile en France n’a pas pu embarquer à bord du vol de la Compagnie AIR FRANCE qui devrait le ramener au pays. A l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris, il a été signifié à l’homme et l’équipe d’avocat qui l’accompagnait que les autorités Togolaises menacent d’empêcher l’atterrissage de l’appareil si François montait à bord. Ainsi, ce retour annoncé n’a pas pu avoir lieu.

Les hommes politiques ne restent pas indifférents vis-à-vis de cette situation qui constitue une violation du droit de l’ancien ministre, garanti par la constitution de la République dans toutes ses versions tripatouillées. C’est le cas des responsables de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qui dans un courrier, condamne le comportement du gouvernement Togolais et évoque l’article 22 alinéa 2 de la constitution, en des termes claires.

« L’ANC dénonce et condamne la volonté du régime RPT/UNIR d’empêcher le retour des Togolais qui ont dû quitter leur pays pour des raisons politiques. De nombreux Togolais sont encore contraints à l’exil ou à la clandestinité malgré la liberté d’aller et venir reconnue à tous » a écrit l’ANC qui appelle Faure Gnassingbé et ses sbires au “respect scrupuleux de la Constitution qui dispose en son article 22, alinéa 2 : «Aucun Togolais ne peut être privé du droit d’entrer au Togo ou d’en sortir. »”.

Lire le communiqué de l’ANC

COMMUNIQUE
Relatif au retour de l’ancien ministre Esso Akila François BOKO

L’ANC apprend que l’ancien ministre de l’intérieur du Togo, M. Esso Akila François BOKO , a été empêché, de prendre l’avion ce jeudi matin 28 mars 2019, au départ de Roissy Charles de Gaule à Paris, pour Lomé.
Les autorités togolaises auraient demandé à la Compagnie Air France de ne pas embarquer l’ancien ministre, au risque de voir interdire l’atterrissage de son avion à Lomé.

L’ANC dénonce et condamne la volonté du régime RPT/UNIR d’empêcher le retour des Togolais qui ont dû quitter leur pays pour des raisons politiques. De nombreux Togolais sont encore contraints à l’exil ou à la clandestinité malgré la liberté d’aller et venir reconnue à tous.

L’ANC appelle le gouvernement togolais au respect scrupuleux de la Constitution qui dispose en son article 22, alinéa 2 : « Aucun Togolais ne peut être privé du droit d’entrer au Togo ou d’en sortir. »

Fait à Lomé, le 28 mars 2019
Pour le Bureau National
Le Vice-Président

Signé

Patrick LAWSON-BANKU

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