Au-delà du discours de Barack Obama au siège de l’Union Africaine

Barack Obama au siège de l’Union Africaine
Barack Obama au siège de l’Union Africaine

Barack Obama au siège de l’Union Africaine
Barack Obama au siège de l’Union Africaine
Par togo-online
Après avoir attiré l’attention des africains sur la nécessité d’avoir d’institutions fortes et non de dirigeants « FAURE », le président américain Barack Obama a profité de la tribune de l’Union Africaine revenir au devant de la scène, pas pour caresser dans le sens du poil, mais plutôt pour enfoncer le coup quant à son engagement aussi mitigé qu’il soit de stopper les appétits gloutons des dinosaures et des sorciers des constituions au fin de s’éterniser au pouvoir. En clair, Barack Obama a taclé sans détour, les chefs d’états africains qui s’accrochent au pouvoir, en s’offrant le privilège de sodomiser les constitutions avec la complicité d’une minorité et d’une armée corrompue, comme le cas du Togo.

« Les progrès démocratiques en Afrique sont en danger quand des dirigeants refusent de se retirer une fois leur mandat terminé. Laissez-moi être honnête avec vous. Je comprends ! Je suis privilégié de servir comme président. J’adore mon travail mais notre Constitution ne me permet pas de me présenter à nouveau. Je pense que je suis un bon président ! Si je me représentais, je pense même que je pourrais gagner ! Mais je ne peux pas… Personne n’est au dessus de la loi, même le président. Je vais être honnête avec vous, j’ai une vie après la présidence ! », a lancé du haut de la tribune de l’Union Africaine Barack Obama, sous les rires et les applaudissements nourris de la salle.

Comme s’il savait que l’Union Africaine était devenue un syndicat qui cautionne la violation de la volonté du peuple, Barack Obama a, en quelque sorte demandé à l’organisation africaine de prendre ses responsabilités, en se renaissant de ses cendres, c’est-à-dire là où elle échoue, pour mettre fin au syndicalisme de présidence à vie. Ainsi, il a appelé l’Union africaine à condamner vivement les coups d’État et à faire en sorte que les dirigeants respectent le nombre maximal de mandats déterminés par la Constitution de leur pays.

« Lorsqu’un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde, comme nous l’avons vu au Burundi », a-t-il dénoncé.

D’aucun se posent la question à savoir ce que voudrait bien dire coups d’Etat. Il n’a pas qu’armée, il est constitutionnel. Le fait, l’exemple du Togo faisant foi, qu’on consacre juste quelques heures pour masturber la constitution votée par un peuple, en y sautant le verrou de la limitation sous prétexte qu’il s’agit d’une opération qui a la bénédiction des députés corrompus et donc d’un soi-disant peuple, on a opéré un coup d’Etat qui ne contribue qu’au renforcement de la violence et de l’instabilité. Un exercice auquel le Togo s’est prêté en 2002, dont les conséquences sont celles que vit le peuple de nos jours. Malheureusement, des chantres montent au créneau pour défendre l’indéfendable ; cette forfaiture gravissime qui plonge l’espoir de plusieurs générations dans l’abime d’une crise sociopolitique à plusieurs rebondissements. On fait semblant de claironner qu’une soi-disant élection soi-disant transparente serait en mesure de provoquer l’alternance à la tête d’un pays.

Et ça, Barack Obama l’a compris. « La démocratie n’est pas seulement la tenue d’élections. Quand des journalistes sont emprisonnés parce qu’ils ont fait leur travail ou des activistes parce qu’ils ont défendu leurs idées, vous avez peut-être une démocratie sur le papier mais pas en substance », a-t-il ajouté sur un ton ferme, tout en reconnaissant que même la démocratie américaine n’était « pas parfaite ».

Nous y reviendrons.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.