Au Ghana on sanctionne les juges corrompus, au Togo on les promeut

Justice Togolaise

Justice TogolaisePar togo-online
La corruption est devenue un virus qui gangrène nos Etats africains. Les gouvernements des pays conscients des méfaits de ce fléau ne tarissent pas d’initiatives crédibles pour y lutter contre. C’est le cas du Ghana qui est décidé à mettre fin à la corruption dans son appareil judiciaire. Moins d’un mois après le limogeage le 10 septembre 2015 de 22 juges, suite à la révélation d’un journaliste d’un film les montrant en plein acte de perception de pots-de-vin, sept hauts magistrats du pays de Jerry John Rawlings ont été suspendus de leur fonction le 02 octobre dernier, toujours pour cette même affaire de corruption. Selon le communiqué du ministère de la justice Ghanéenne, l’institution aurait agit sur un ordre du président John Dramani Mahama. Outre cette suspension, le président a exigé qu’une poursuite soit engagée contre ces juges corrompus.

Ce comportement des autorités Ghanéenne constitue une dissuasion d’éventuels candidats à la corruption. Contrairement à ce pays qui se démarque toujours et encore de la bonne gouvernance et de la démocratie, le nôtre, le Togo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, lui, fait la promotion de la médiocrité, de la corruption et du banditisme dans la gestion des affaires judiciaires. Depuis quelques années, la justice togolaise se démarque par sa façon hasardeuse et incompétente de traiter les dossiers politico-juridiques qui lui sont confiés par le prince et ses amis. De la supposée affaire dite d’atteinte à la sureté de l’Etat, à celle dite d’escroquerie internationale, passant par l’imaginaire affaire des incendies des grands marchés de Kara et Lomé, la justice togolaise brille d’une manipulation absurde venant du président Faure Gnassingbé et ses zouaves qui pillent, volent et promeuvent la corruption, la gabegie, le népotisme, la concussion… bref, ils s’accaparent les ressources du pays et abandonnent le peuple dans la misère.

La justice togolaise est devenue un cadre par excellence où on jette en prison, juste pour plaire à Faure Gnassingbé et son entourage immédiat. Le droit fait donc place au règlement de compte politique. Malgré la soi-disant modernisation de la justice togolaise, force est de constater qu’il n’a été question que d’un saupoudrage, d’une opération de badigeonnage des immeubles. Les personnes, le système, les méthodes, l’application biaisée des lois et textes de la République restent les choux gras des juges, avocats, magistrats… La justice de ventre et de « faire pour plaire au prince » prend de l’ampleur.

De tout ce qui précède, on conclut qu’entre la justice de la République du Ghana et celle du Togo, c’est la nuit et le jour. Au Togo, même système, même méthode avec pour démarcation, le banditisme, la voyoucratie, le gangstérisme d’Etat…

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