Boycott de l’opposition, synonyme de désaveux du gouvernement incohérent de Selom Komi Klassou ?

Sièges vides des députés de l'ANC
Sièges vides des députés de l'ANC

Sièges vides des députés de l'ANC
Sièges vides des députés de l’ANC
Aussitôt publié et rafistolé, le gouvernement très incohérent de Sélom Komi Klassou s’est transporté devant le parlement sans honte quelconque pour présenter son programme de politique général. Une phase littéraire que le RPT/UNIR soigne, piste avec lequel il séduit quant à sa technique de rédaction de programme de société.

Après un exposé qui prend la route de la roublardise et de l’utopie, surtout avec la question des réformes politiques, notamment les constitutionnelles et institutionnelles, et aussi la fameuse décentralisation chantée depuis plusieurs décennies, les députés UNIR, sans surprise, avec l’appui de leurs ami de l’Union des Forces de Changement (UFC) comme pour dire merci pour le rachat de Eliot Ohin, devenu Ministre auprès du premier ministre, ont voté pour ce programme, le même que Ahoomey-Zunu avait lu devant le même parlement, le même que les députés UNIR avaient rejeté, sur son point portant réformes politiques.

Chose paradoxale, ce vote qui ne surprend personne, donne un quitus non mérité à un premier ministre qui a été incapable, au bout de trois semaines de divagations, concertations j’allais dire, de présenter un gouvernement sans reproche. Une première bévue béante que le Togo ait connue, depuis son indépendance. Même Eyadema a qui on reprochait un niveau intellectuel bas, a toujours su, avec son équipe de truands, n’ont jamais proposé une telle médiocrité au peuple togolais.

Avec cette équipe révisée, revisitée, rafistolée, réajusté et réglé sans toutefois parvenir à y enlever toutes les incohérences, on annonce une fameuse inclusion économique et sociale, une modernisation du pays à travers l’approfondissement des réformes économiques et l’intensification des grands travaux d’infrastructures, une relance de l’agenda des réformes politiques avec une nouvelle dynamique et une mise en œuvre pour faire avancer le chantier de la décentralisation, puis une capitalisation des acquis de la réforme du système de défense et de sécurité du Togo pour mieux positionner le pays dans l’environnement sous-régional et international. De nombreux défis utopiques qu’un tel gouvernement aux pieds nickelés ne saurait relever.

Jean-Luc Ablodévi

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