Duel Aboka vs Mélébou, qui pour sauver la préfecture du Golfe ?

Les faits donnent raison par rapport à cette situation qui prévaut à la préfecture du Golfe où les gens se comportent comme s’ils étaient une république dans une république. Les jours précédents ont été une occasion de spectacle aux employés de la préfecture qui ont assisté au match livré par leurs deux responsables. La question est de savoir ce qui a pu se passer.

Belle question puis que le devoir de la presse est d’informer surtout de donner la vraie information aux populations. Les faits remontent à 2012 et tournent au tour d’une affaire de faux et usage de faux dans laquelle deux employés de la préfecture ont été les acteurs principaux. Une forfaiture que ne peut admettre un vrai responsable d’une institution de la République. C’est ainsi que ces deux employés ont été renvoyés de la préfecture. Compte tenu de leur affinité avec le préfet Koffi Mélébou, la bénédiction leur a été donnée par ce dernier de poursuivre leur travail comme si rien n’était. Ce qui n’est pas encouragé par le président de la délégation de la préfecture du golfe, Kossi Aboka qui porté l’affaire à la connaissance des autorités judiciaires. C’est ainsi que le 20 juin dernier, deux huissiers ont effectué une descente à la préfecture pour expulser les deux faussaires et sceller et sceller leur bureau, conformément à un mandat émis par le procureur de la république. Les agents incriminés ont sollicité le préfet Mélébou (je me perds en Ewé) qui est venu s’opposer à l’exécution du mandat par les huissiers. Malheureusement, il n’a pas pu empêcher ceux-ci de mettre en application le mandat du procureur de la république. C’est ainsi que, selon nos informations, les choses ont vite tourné pour déboucher à une échange d’invectives entre le président de la délégation spéciale, Aboka kossi et Koffi Mélébou qui ont failli venir aux mains n’eut été l’intervention des employés de la préfecture.

Mélébou n’est pas à son premier essai. L’on se souvient de ses déboires dans le Wawa où il fut chassé à coup de machettes et de gourdins. Dans son zèle, il déclara en 2012 que la répression est un facteur de la démocratie, ce que l’opinion a qualifié d’un dérapage grave de la part d’une autorité du pouvoir central. Si non, comment quelqu’un qui est censé défendre les fondamentaux et principes de l’administration publique peut-il cautionner et encourager le faux et l’usage du faux ? Le préfet se comporte comme s’il était au-dessus de tout pouvoir, quelqu’un qui n’est nullement inquiété par rapport à ses errements monstrueux qui mettent à rude épreuve l’autorité de tutelle. L’on se souvient également de ses bourdes lorsqu’il s’était introduit en pleine cérémonie de mariage pour emporter les dossiers des couples qui avaient à l’époque sollicité l’autorité compétente pour légaliser leur union. L’on ne peut nullement ignorer son implication dans plusieurs affaires foncières à travers lesquelles il a finit par opposer les communautés entre elles, les frères entre eux et les autorités traditionnelles entre elles. Ce qui est marrant, tout ceci se passe sous un silence coupable de son supérieur hiérarchique qui semble applaudir les déboires de son administré, ce qui donne raison à l’opposition qui continue de clamer haut qu’il faut les élections locales pour renvoyer ces préfets dont le comportement mettent à rude épreuve l’autorité de l’Etat.

Il convient donc que le ministre de l’administration territoriale prenne vite ses responsabilités au nom de l’esprit patriotique et des intérêts supérieurs de la nation pour freiner l’élan obscène de Koffi Mélébou.

Rode

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