27 C
Lomé
Saturday, November 28, 2020

GESTION CATASTROPHIQUE DES CRISES SOCIOPOLITIQUES EN AFRIQUE DE L’OUEST : La CEDEAO, une honte sous régionale qui ne joue qu’au sapeur-pompier

Les unes des journaux

GESTION CATASTROPHIQUE DES CRISES SOCIOPOLITIQUES EN AFRIQUE DE L’OUEST : La CEDEAO, une honte sous régionale qui ne joue qu’au sapeur-pompier

Après le Togo et le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée, deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest font la UNE des journaux nationaux internationaux. L’on en parle dans le cadre de la crise sociopolitique qui secoue ces deux pays, depuis que les présidents Alassane Dramane Ouattara et son homologue Professeur Alpha Condé ont décidé d’appliquer à la lettre, les leçons apprises auprès de leur homologue du Togo, Faure Gnassingbé en matière de sodomisation de constitution, de tripatouillage électoral, de violations des droits de l’homme, de mandats au-delà du nombre fixé par la vrai constitution qui a l’adhésion du peuple, à travers un consensus et une joute référendaire propre ou plus ou moins acceptable. Ces deux messieurs ont décidé tout simplement de briguer un troisième mandat contre les prescriptions de la constitution originale de leur pays respectif qui limite le mandat du président de la République à deux, prenant soin de les tripatouiller avant tout pour s’assujettir à leur obsession en sautant le verrou de la limitation, puis se basant sur l’armée pour passer outre la grogne populaire que suscite leur gloutonnerie pour organiser des répressions sanglantes et forcer des élections frauduleuses pour s’offrir une légalité tronquée. Le spécialiste Faure Gnassingbé avec la bénédiction de la CEDEAO coulant tranquillement son quatrième mandat, l’institution sous régionale se retrouve tout à fait impuissante devant la volonté manifeste de Ouattara et Condé à briguer un troisième mandat.

Situation tendue en Guinée Conakry

Si la Côte d’Ivoire est à l’épreuve de la violence et esquisse les pas vers un dialogue sous la pression populaires et politiques des forces coalisées de l’opposition ivoirienne, la Guinée est malheureusement passée à l’action avec la mascarade électorale organisée par Alpha Condé. Ce sera sans compter la clairvoyance de son rival et adversaire politique, Cellou Dalein Diallo qui s’est autoproclamé vainqueur du scrutin, au vu des résultats en sa possession.
Cette auto proclamation vient alors que les résultats officiels n’ont pas encore été annoncés. Sans se laisser surprendre par des résultats manipulés comme les membres du syndicat des Chefs d’Etat de la CEDEAO en ont l’habitude, le leader de l’Union des forces démocratiques (UFDG), grand rival du chef de l’Etat sortant, revendique la victoire au premier tour du scrutin.
Sans grande surprise, la commission électorale à la solde du gourou Alpha Condé a annoncé mardi soir, les premiers résultats dans quatre circonscriptions sur les 38 du pays, dont trois à Conakry et sa périphérie. Selon ces résultats que rejette l’UFDG, le très controversé président, l’emporterait largement dès le premier tour dans trois d’entre elles. Toutefois selon un responsable de la commission qui s’est confié à l’AFP, il est « impossible d’extrapoler » un résultat national à partir de ces seuls résultats. Le bras de fer se poursuit avec surtout Cellou Dalein Diallo qui n’abdique pas face à la folie et boulimie du pouvoir du Professeur Alpha Condé.
Tout comme au Togo, les administrateurs territoriaux, les forces de défense et de sécurité, les ministres, les hauts cadres de l’administration centrale et certains magistrats sont tous mobilisés pour réaliser manipuler les résultats, avaliser la fraude à grande échelle et offrir à Alpha Condé, son troisième problématique mandat à la tête d’une Guinée déjà divisé dont l’avenir bat les ailes dans une incertitude totale.

La CEDEAO dans son rôle de syndicat

Dans cette situation qui expose l’incapacité et l’impuissance des organisations sous régionales, régionales, continentales et internationales à régler les problèmes pour désamorcer les bombes des crises sanglantes, l’Union Africaine et la CEDEAO entonne le refrain habituel. En conférence de presse mardi 20 octobre 2020 à Conakry, le chef de la mission d’observation de la CEDEAO, José Maria Neves a déclaré que l’élection s’est déroulée de manière globalement “satisfaisante”.
Fait paradoxale face à cette déclaration, les 100 observateurs déployés par la CEDEAO reconnaissent tout de même que la campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu. « La campagne a connu quelques incidents avec l’utilisation de violence verbale et langage à connotation ethnique. Tous les candidats n’ont pas pu accéder à certaines régions et préfectures leur empêchant ainsi la possibilité de faire connaitre leurs programmes aux publics », a précisé le chef de la mission d’observation. Etonnant donc que sur cette base, ces commerçants électoraux trouvent que le scrutin s’est déroulé de manière globalement satisfaisante. L’on se demande les critères sur lesquels repose cette affirmation qui ne traduit pas de sincérité. Rien d’étonnant puisque c’est le business qui paille le mieux au sein du conglomérat de ces observateurs qui n’observent en réalité que les enveloppes que les dictateurs leurs offrent pour avaliser les fraudes électorales.

L’on a de plus en plus du mal à comprendre la CEDEAO dans ses approches qui en réalité ne militent qu’en faveur des bandits violeurs des Constitutions qui se regroupent au sein de la Conférence des Chefs d’Etats et à voix dominante, imposent leur diktat au reste des présidents qui ont la légitimité de leur peuple, influençant ainsi les décisions, avec le soutien de la France qui joue parfaitement son rôle de colon pour garantir la poursuite de la FranceAfrique et piller les ressources des Etats pour se conforter dans sa position de puissance. Dans ce contexte où les institutions sont inféodées au parti au pouvoir, qu’est-ce que la CEDEAO et l’UA peuvent bien mettre dans « nous demandons à tous les candidats de recourir “aux voies de recours légales” en cas de contestation !
« Est ce qu’ils y croient eux-mêmes? Décidément, ça ne doit pas être facile de représenter ces institutions en Guinée, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays hier. Ces chefs d’Etats et ces institutions (sous) régionales sont en train de faire perdre espoir aux jeunes africains en l’avenir de leurs pays », a écrit André Kagni Afanou sur sa page FaceBook, abasourdit par la mauvaise foi de cette institution qui n’a plus aucune crédibilité devant les peuples africains.
Comme si bien écrit, cette CEDEAO fait perdre espoir à la jeunesse africaine qui voient son avenir hypothéqué par la force des armes et de la CEDEAO.

Comme indiqué haut, le Togo est le major de la classe des dictateurs africains. Du haut de son quatrième mandat issu d’une élection hautement frauduleuse, Faure Gnassingbé sert d’exemple à la CEDEAO et à la communauté internationale qui lui donne des notes qui forcent admiration et suscite des questionnements. Des taux de croissance imaginaires, au taux de croissance de 4% et à la création de plus de 200 000 emplois pour absorber environ 155 000 chômeurs, on ne peut qu’applaudir le leadership éclairé de Faure Gnassingbé qui gouverne le Togo au cœur d’énormes scandales financiers, d’un fort taux de corruption et de détournement de deniers publics et une insécurité sans cesse grandissante.

Quand on y pense, il faut bien se poser des questions sur la facilité avec laquelle ces présidents très controversés imposent leur diktat aux autres chefs d’Etat dont la légitimé n’est pas remise en cause et qui respectent et appliquent normalement la Constitution de leur pays. Comment Faure Gnassingbé, Alassane Ouattara, Alpha Condé et autres Macky Sall peut-être parviennent-ils à brûler la politesse au Ghana et au géant Nigéria qui font la différence avec le développement économique de leur pays ? Que se disent-ils quand ils se retrouvent en conférence des Chefs d’Etat ? Boivent-ils uniquement des champagnes et réfléchissent-ils uniquement à comment tripatouiller la Constitution, comment berner leur peuple, les réprimer dans le sang ; Comment organiser des élections frauduleuses ou encore comment mettre l’armée et les institutions de la République à leur solde ? Autant de questions qui demeurent malheureusement sans réponses. C’est ainsi que l’on a du mal à comprendre que les avertissements du président Nigérian, Muhammadu Buhari n’aient aucun effet sur ces prédateurs des droits de l’homme, confisquateurs des libertés de leur peuple, pilleurs des richesses de leur pays… Il faut tout simplement repenser la CEDEAO qui ne sert plus à rien, dans sa peau actuelle.

Rodrigue

- Advertisement -

Sur le même sujet

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Les derniers articles

Cité au quotidien : La fin du cauchemar…

Par Maryse QUASHIE et Roger E. FOLIKOUEL’année 2020 tire vers sa fin. Il sera bientôt temps d’échanger des voeux pour 2021. Que...

Togo : Dodzi Kokoroko menace les enseignants grévistes

Les enseignants grévistes sont dans le viseur du ministre des Enseignements primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko. Dans une note rendue publique le...

Communiqué de presse : L’ARCEP prend acte de la cessation des pratiques de différenciation tarifaire intra et inter-réseaux

LOME, Togo, le 26 novembre 2020 L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) avait notifié, en date du 12 novembre...

Doc Farel, un artiste togolais de renom arrêté pour « cambriolage »

Par Marcelle Apévi« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ». Jamais Voltaire ne...

Marche de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) du 28 novembre, la FOSAP met en garde

Dans un communiqué en date du mercredi 25 novembre 2020, le Colonel Kodjo Amana de la Force Spéciale Anti-pandémie Covid-19 (FOSAP) fait...

Togo : Démantèlement d’un réseau de cambrioleurs

Togo - Selon la police, le Commissariat de Police de la ville de Tsévié a démantelé un réseau de cambrioleurs le 24...

Togo : Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du 25 novembre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République.Le...

L’ARCEP attaque T-Money pour défaillance

L'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) est décidée à en finir avec l'escroquerie des consommateurs par les opérateurs...
- Advertisement -
error: Content is protected !!