Jean-Pierre Fabre avait-il tort? Certainement pas

Jean-Pierre Fabre avait-il tort? Certainement pas
Jean-Pierre Fabre

Par Marcelle Apévi, togo-online.net
Le recours formulé par Jean-Pierre Fabre contre le 4ème mandat de Faure Gnassingbé était absolument correct aussi bien sur le fond que sur la forme. Pourtant, son issue était prévisible, vu la couleur de la cour constitutionnelle ou plutôt [anti]constitutionnelle que le défendeur dans cette affaire a taillée sur sa propre mesure pour garantir sa victoire à la présidentielle.

Fallait-il le faire?

Certains d’entre nous avions pensé que ce recours était “une perte de temps”, pas parce qu’il ne méritait pas d’être fait, mais singulièrement parce que vue la composition de l’institution sensée l’examiner, le résultat était connu d’avance: le rejet. Et c’est réellement ce qui s’est produit.

Le mérite de la requête de Jean-Pierre Fabre
Depuis la semaine dernière, les uns et les autres se sont ravisés à concéder que la démarche de Jean-Pierre Fabre n’était pas inutile en fin de compte puisqu’elle a réussi au moins à exposer au grand jour le caractère partial aussi bien que l’incompétence notoire de cette cour [in]constitutionnelle du Togo et dès lors, le danger de procéder à des élections dont la validation du résultat dépendrait d’une institution partisane ou acquise au régime en place.

Une cour constitutionnelle que de nom
En rejetant la requête de Jean-Pierre Fabre, la Cour Constitutionnelle de « Faure Gnassingbé » s’est tout simplement refusée d’exercer son rôle de garant de la constitution nationale. Du coup, les acteurs politiques sont en droit de se demander s’ils peuvent faire confiance à cette institution marionnette pour proclamer le vrai résultat de la présidentielle du 22 février prochain. La réponse est donc évidente.

L’urgence d’un report
Certains observateurs pensent que même s’il faut aller à ces élections, avec un candidat unique, et que ce candidat unique soit nommé MA Kodjo, Jean-Pierre Fabre ou tout autre, ou qu’ils y aillent en rangs dispersés etc, il y a lieu d’exiger son report à une date ultérieure; par exemple pour une periode de six à douze mois, le temps de mettre en place toutes les réformes institutionnelles nécessaires à un procesus électoral, transparent et véritablement légal.

La période transitoire
Pendant ce temps comme le mandat de l’actuel président aura expiré, le pays sera géré par un gouvernement transitoire composé de toutes les sensibilités politiques de l’univers politique togolais.

Le rôle déterminant du peuple
Ce report ne sera pas accordé volontiers par le régime en place, mais plutôt il doit lui être arraché, pas par des déclarations isolées des uns et des autres dans mais par un mouvement populaire d’envergure, une véritable insurrection populaire. Sinon, le peuple togolais s’achemine inévitablement comme en chantant, vers une ènnieme victoire volée dans la logique du règne des Gnassingbé.

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