La France, la dernière à réagir dans les crises en Afrique, la première à piller le noir continent

La France, la dernière à réagir dans les crises en Afrique, la première à piller le noir continent

Depuis le début de la crise burkinabè qui a conduit à la chute de Blaise Compaoré, facilitateur attitré en Afrique de l’ouest, soutenu par les réseaux obscurs et la France. La grande France, la démocratique, la respectueuse des droits de l’homme, des valeurs universelles et qui en tout paradoxe a toujours soutenu les dictateurs jusqu’au bout est restée égale à elle-même dans le cas burkinabè en gardant un silence sépulcral mais assourdissant.

Les Etats unis, depuis plusieurs mois n’ont cessé de marteler qu’il est inconcevable pour les chefs d’états africains de vouloir faire plus de deux mandats au pouvoir. Compaoré encore récemment narguait le pays d’Obama et affirme qu’il n’a de leçon de démocratie à recevoir de personne. La France et ses sous fifres de la CEDEAO et l’Union Africaine n’ont pu trouver rien à dire à leur ami, frère et homologue.

La France jouait au sourd muet. La seule réaction qu’elle a faite de façon timide date du 31 octobre, quelques heures après l’insurrection. Dans un communiqué la France relève son inquiétude, appelle au calme et se préoccupe plus de la situation de ses ressortissants en terre burkinabè. Une attitude de la classe politique française bien connue des africains francophones.

La France de De gaulle, de Giscard, de Chirac, de Sarkozy, de Hollande, n’a jamais pris position en faveur de la démocratie sur le continent noir. Elle applique le jeu démocratique chez elle pour le bonheur des populations françaises mais appuie sans honte les régimes sanguinaires et dictatoriaux en Afrique sous prétexte qu’elle a d’énormes intérêts sur le continent. Quels sont ces intérêts qui ne peuvent rimer qu’avec dictature et non démocratie ? Seule la France peut y répondre.

Comme il fallait s’y attendre au regard du rôle de « pompier pyromane » que Compaoré jouait dans l’ouest africain pour la sauvegarde des intérêts partisans en se cachant derrière le vocable ‘’préserver la stabilité de la sous-région’’, Blaise Compaoré a été soutenu jusqu’au bout par la France.

Quand Hollande François daigne enfin rompre le silence c’est pour révéler que c’est son pays qui a aidé à exfiltrer, le disciple bien aimé, Blaise, du Burkina. Déclaration faite lors d’une visite au Canada du président français. A la question la France a-t-elle octroyé un hélicoptère pour aider Compaoré à rallier Yamoussoukro ? Le président français rétorque, ‘’nous avons mis tous les moyens à disposition et ceci en intelligence avec les chefs d’états du continent pour qu’il puisse rejoindre la cote d’ivoire en sécurité’’.

La France, au lieu de prendre position dès le départ, d’inviter Compaoré à ne pas tripatouiller la constitution et éviter une insurrection au Burkina, s’est tue comme une carpe pour débiter des balivernes qui ne devraient faire ni chaud ni froid aux africains qui connaissent trop bien ce colonisateur qui n’a jamais voulu leur émancipation mais s’accoquinent avec des dirigeants sans vision pour dépouiller l’Afrique de ses richesses.

L’ère Compaoré tournée d’autres dirigeants africains atteints du syndrome du pouvoir éternel seront balayés d’une manière ou d’une autre pour que s’ouvre en Afrique l’ère d’un véritable leadership éclairé capable d’offrir à l’Afrique dignité et justice.

Une nouvelle classe de politiciens à même de prendre la relève en apprenant des gaffes de ‘’présidents nègres’’ de l’acabit de Compaoré, Mobutu, Bongo, Eyadema, N’Guesso, et bien d’autres, qui n’ont semé que désolation et détresse au sein des populations.

Fabbi Kouassi

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