La machine GAPERI déniche les petites souris des douanes

Henry Gaperi, directeur général de l'OTR
Henry Gaperi, directeur général de l’OTR
Qu’en est-il des rats ? Les pilleurs des impôts dorment tranquillement sur leurs lauriers

Au lendemain du lancement de l’Office Togolais des Recettes (OTR), nombreuses furent les voix qui s’étaient élevés pour condamner cette nouvelle donne qui semblait être adoptée pour régler les comptes à une personne ou à un groupe de personnes. Peu à peu, l’OTR a pris corps malgré les préjugés et a commencé par faire des pas de géants en optant pour des stratégies novatrices qui permettent de mettre fin au pillage systématique des biens du pays. Seulement, même si les débuts semblent convainquant, la machine GAPERI semble ne focaliser que son raide sur les petites souris des douanes togolaises. D’où la question de ce qu’il en est pour les rats des impôts et des douanes, deux puissantes régies financières du Togo?

A travers la mise en œuvre de l’Office Togolais des Recettes (OTR), le gouvernement Togolais a pris la ferme résolution de combattre le pillage systématique des liquidités issues des opérations de recouvrement au niveau des deux régies financières en bloquant la manipulation du cash aux agents de l’office. Cette mesure ne pouvait aboutir qu’avec la mise en place de moyens conséquents. C’est ainsi que le Haut Commissariat de l’OTR s’est doté du système informatique SYDONIA ++ à un prix fort de un milliard de francs cfa, selon nos informations. Seulement, les agents frustrés par cette nouvelle donne qui les empêchent de rentrer chaque jour à la maison avec plusieurs dizaines de millions de francs cfa ont vite mis en branle leur réseau pour mettre hors état de nuire ce puissant système. Une première amère expérience de GAPERI qui peut commencer par connaitre le Togo. Ce fait a conduit les autorités togolaises à adopter des mesures drastiques à savoir l’interpellation par vagues de menus fretins qui en réalité ne représentent qu’une partie insignifiante de la minorité qui s’accaparent les biens du pays.

Les faits qui parlent

Dans nos communautés, des parents font des pieds et des mains pour faufiler leur fils aux impôts et à la douane, histoire de garantir une autosuffisance économique à la famille. Ce qui est devenu une porte de sorite favorable des familles pauvres. Ainsi, sans détour, les réalités donnent raison aux parents qui cultivent cette philosophie. Un fils qui entre à la douane ou aux impôts, c’est la poussée en un temps record de jolis immeubles du sol et pas les moindres. Carrelées de haut en bas, ornées de pierres précieuses, de véritables châteaux par endroit, ce n’est qu’une démonstration de force du goût au luxe. A la question à savoir à qui appartient telle ou telle édifice, la réponse sans détour, un douanier, un agent des impôts. Même les plantons de ses deux régis financières sont plus riches que les agents des banques et d’autres hauts fonctionnaires du pays. S’il y a des gens qui ont plusieurs maisons luxueuses dans la capitales togolaise et dans d’autres grandes villes et agglomérations, c’est bien cette couche qui détient les secrets de la manipulation des fonds issues des opérations de recouvrement à sa guise.

Il y a quelques jours, des rumeurs ont couru quant à la découverte de faramineuses liquidités au domicile des agents. Toutes nos tentatives pour avoir des informations sur la véracité de cette découverte sont vouées à l’échec. Mais, cela ne peut être étonnant du moment où les Togolais sont habitués à ces genres de pratiques. Puisqu’à une époque, l’on a fait cas de la découverte de plusieurs milliards de francs cfa cachés dans un puisard au domicile d’une haute personnalité même si celle-ci n’était ni des impôts ni des douanes.

La machine GAPERI

Selon nos informations, le système informatique SYDONIA ++ a trouvé garçon à la douane. Des informaticiens auraient trouvé un moyen de mettre hors état de nuire ce système sur lequel Henri GAPERI compterait fortement pour renflouer les caisses de l’Etat. Ce qui veut dire tout simplement que malgré l’installation de ce système, la détermination des agents des douanes à exceller dans le pillage systématique des ressources financières du Togo est plus que grandissante. D’où une grande inquiétude puisque si les menus fretins agissent ainsi, qu’en est-il des moyens adoptés par les gros bonnets qui s’enrichissent illicitement au dos de la majorité qui végète dans une misère ambiante ?

La machine GAPERI constitue ainsi un ennemi à abattre à tout pris par ces agents qui forcément ne seraient pas les seuls à la manette.

L’autre inquiétude qui se dégage, c’est aussi le fait que la machine ne soit mis en œuvre qu’à la douane et ceci pour traquer les petites souris aux dents rigides, laissant les rats tranquille et sans inquiétudes. Peut-être semble-t-on nous dire que les pilleurs ne sont qu’à la douane. Ce qui serait dérisoire s’il faut tenter de comprendre pourquoi à travers l’OTR, le gouvernement à penser à fusionner la douane et les impôts. Ou peut-être qu’il s’agit d’une phase expérimentale de la machine sauf qu’elle se trouve confronter à des obstacles très motivés qui ne sauraient rester résignés face à SYDONIA ++. De fortes raisons qui devraient amener rapidement le gouvernement à ouvrir une opération d’audit afin d’évaluer les biens acquis par chaque agent des douanes et des impôts depuis leur prise de fonction jusqu’à ce jour. Ceci permettrait de rapatrier les fonds volés et décourager les nouveaux adeptes du système de pillage. Il serait également souhaitable qu’une agence de renseignement suive de près les moindres mouvements de chaque agent des deux régis financières, du moins ceux d’entre ces agents qui ont leur avenir dans l’équipe de l’OTR.

D’autres mesures à élargir

Henri GAPERI ne mise pas que sur le système SYDONIA ++. Pour mener efficacement l’objectif assigné à l’OTR, le canado-rwandais a aussi imposé la déclaration des biens des agents de l’OTR ainsi que ceux de leurs familles (femmes, maris et enfants). Cette mesure est plus qu’importante histoire de voire si les gens auront le courage de le faire. Si elle s’impose comme mesure, elle fait peur à plusieurs agents qui ont déjà suffisamment pillé sous Ingrid AWADE, ses prédécesseurs et Kodjo ADEDJE et prédécesseurs. Puisque là, nul ne pourrait déclarer des centaines de milliards acquis après seulement quelques deux ou trois ans de travail à la douane ou aux impôts. Cette mesure en soit constitue un facteur qui va amener l’OTR à compresser ses agents et forcer la retraite de grands pilleurs qui n’ont pas eu le temps de prendre des mesures données pour sécuriser l’argent volé.

Vu déjà le débat que suscite cette mesure au sein des agents qui y trouvent un danger à venir, il conviendrait au gouvernement d’élargir la mesure à tous les services et sociétés étatiques afin d’assurer la distribution équitable des ressources du pays telle que souhaité par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à pied d’œuvre pour bâtir un Togo meilleur aux générations futures.

Hanchelle

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