L’Africain, le vrai ennemi qui empêche le développement sociopolitique du continent

L’Africain, le vrai ennemi qui empêche le développement sociopolitique du continent

L’Africain, le vrai ennemi qui empêche le développement sociopolitique du continent“L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes” a déclaré le président américain, Barack Obama, lors de sa visite au Ghana, au cours de son premier mandat à la tête des USA. Cette déclaration n’a été qu’un appui donné à celle d’un artiste Ivoirien, Alpha Blondy qui, dans une des ses œuvres, disait “les ennemis de l’Afrique sont des africains”. Ces deux citations viennent en appoint aux réalités de vie des populations des Etats Africains, depuis la fameuse indépendance qui a semblé délivrer le continent du joug de la colonisation.

Le continent est devenu un terrain de guerre où les cris des armes se mêlent à ceux de détresse, face aux plusieurs milliers de corps qui tombent au bout des armes d’autres frères africains. L’on penserait peut-être aux attaques armées venues de l’extérieur. Il y en a pas du tout, si ce n’est cette intrusion de la France en Côte d’Ivoire, pour régler le compte à Laurent Gbagbo, pour des raisons que vous connaissez aussi bien.

Les cris des armes viennent de l’opposition entre les camps au pouvoir et ceux qui aspirent au pouvoir. Normalement, les fameuses textes communément appelés “CONSTITUTION” devraient suffire pour régler les situations qui conduisent à ces crises qui divisent l’Afrique et les africains. Malheureusement, le continent connait depuis plusieurs dizaines d’années, l’avènement des assoiffés au pouvoir qui ne ménagent d’aucun effort à sodomiser les constitutions, les tailles à leurs mesures d’une longévité à un pouvoir à vie. Bref, il manipule les textes, avec la complicité de l’armée, afin de rester indéfiniment au pouvoir. Une triste réalité qui ne répond pas aux aspirations des peuples qui pourtant, tiennent un semblant de souveraineté.

Ce désaccord du peuple vis-à-vis de l’accaparement du pouvoir face à la dictature qui s’installe avec une armée corrompue, formatée, dictatoriale et partisane, est une porte ouverte au pillage systématique des ressources du continent par une minorité qui baigne dans l’environnement des hommes forts qui terrorisent leurs peuples.

Ainsi, l’on peut parler du cri du sang innocent qui inonde le continent, notamment en Côte d’Ivoire, au Burundi actuellement, sans oublier le Togo qui a battu un record émouvant en 2005. Malheureusement ces cris de sang innocent n’interpellent pas la soi-disant communauté internationale dont la seule invitation est liée aux ressources et produits industriels que regorge le continent. Autrement dit, le pays où les armées tirent et tuent délibérément et impunément le peuple mais qui malheureusement ne dispose pas de ressources minières n’est pas intéressé par la fameuse communauté internationale. Au contraire, là où il y a assez de ressources minières, la simple goutte de sang qui tombe constitue une invitation aux occidentaux qui brûlent la politesse du continent et vont jusqu’à mettre fin au pouvoir qui ne sont même pas “dictature”. J’en ai preuve, la Libye avec l’assassinat du guide Muammar Gaddafi.

Ainsi s’entretient jalousement cette situation emballée dans un concept puant dénommé “Françafrique”.

Ce qui se passe actuellement au Burundi, avec l’impuissance de la soi-disant communauté internationale, sous le regard coupable de celle-ci, qui ne se limite qu’à des déclarations dépourvues de toutes crédibilités et de vérité. Le peuple Burundais est ainsi laissé à elle-même et est obligé de subir la dictature d’une armée à la solde de Pierre Nkurunziza, malgré leur volonté de mettre fin à une dictature qui perdure.

Ainsi vit l’Afrique. En Côte d’Ivoire, c’est aussi à partir d’une scène pareil que la France est intervenue, non pas pour le peuple, mais juste pour régler les comptes à un ennemis encombrant. La preuve, rien ne se fait aujourd’hui pour permettre au pays de Houphouet Boigny de sortir de l’ornière. Si l’arme ne crie plus, c’est une division intense qui s’empare du pays, opposant les communautés entre elles. Difficile là de recoudre les tissus déchirés par la crise née de cette situation.

Le continent souffre de la mise en place de systèmes capables d’imprimer un rythme responsable aux dirigeants. On s’amuse avec le peuple africain avec des organisations comme l’Union Africaine, la CEDEAO… qui ne sont en réalité que de véritables syndicats qui protègent leurs adhérents, malgré leur bêtise contre l’humanité. Leur point fort est d’assister impuissant à l’écrasement de la volonté populaire par les dictateurs et faire la promotion d’un homme fort même s’il est décrié par le peuple et même dès fois par la soi-disant communauté internationale.

De tout ce qui précède, vous conviendrez que l’Afrique ne sera au pas de la démocratie que lorsqu’on aura abouti à la réorganisation de ces organisations continentales bancales, en y associant un projet ambitieux de promotion d’une jeunesse responsable, crédible et digne du continent. Seule ce projet osé pourra permettre à l’Afrique de mettre fin à l’avènement d’hommes fort, en lieu et place d’institutions fortes capable de relancer le continent sur une voie démocratique.

togo-online.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.