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Saturday, March 6, 2021

Les ridicules lamentations de Reckya, la Candidate Béninoise « Made in Togo »

Les unes des journaux

Les ridicules lamentations de Reckya, la Candidate Béninoise « Made in Togo »
Kodjo Antoine Epou

Par Kodjo Epou
Reckya, comme une rock star. Elle tient le haut du pavé. En terre étrangère du Togo. Par la richesse de son apparence. Visiblement une femme des palais. Politiquement Indéfinissable. Ni a gauche ni a droite. Militante du lucre forcement. Et ses affichages publics parlent haut et fort pour elle. Plus que ne le font ses paroles. Entre ses mots et ses penchants, le fossé est grand. Certes c’est une intello établie. Incontestablement. Mais, vite, elle se fait repérer parmi ces cerveaux somptueux qui ont pignon sur rue en Afrique sans réellement servir l’Afrique. A défaut, ils s’en servent. Pour briller, se faire de l’argent. Leur trait commun: le flouze perçu des services rendus, aussi peu nobles soient-ils, n’en est pas moins de l’argent: «pecunia non olet».

L’intellectuel africain n’est-il pas celui qui, le plus souvent, substitue les intérêts personnels rongeurs aux principes porteurs? Reckya ne fait pas exception. La Béninoise en a d’ailleurs les atouts. Le principal, a coté de sa culture, c’est sa beauté qui n’est pas furtive. Quelle porte peut lui résister? Pas beaucoup! A Lomé, en 2016, son ombre a suffi pour que les entrées du haut des hauts lieux s’ouvrent, bien grandes, devant elle; pour que le champagne lave ses pieds. Et pour cause: poitrine forte, copieuse, regard pointu, ravageur, cheveux pétillants, endimanchés. Bref, allure d’une pelleuse de trésor qui cumule charme et intellect. C’est cela, Reckya Madougou, la flamboyante qui fait retourner les têtes. Pour ses détracteurs, c’est une insoumise. Ah bon! Ceci explique peut-être cela: impossible au plus futé des paparazzi de la capter avec un homme dans une même photo, bras dessus bras dessous. Ces genres, souvent, sont Orgueilleuse, pleine d’elle-même ou, viscéralement discrète et privée? A vue d’oeil en tout cas, se découvre une pimpante créature.

Sa certitude, c’est qu’elle sait soigner chacune de ses sorties. Peut-être, aux fins de draguer pardon, de drainer l’attention, de remplir de substances ses discours. Le divorce est net car, Reckya n’incarne pas ses paroles qu’elle sait rendre vivifiantes, défendant avec fougue la frange féminine du continent. « La femme africaine doit être célébrée chaque jour », soutient celle pour qui la justice sociale est le moteur de l’espérance. Une virtuose de finance inclusive et de développement qui suggère, non sans raison, que la transformation structurelle de l’Afrique doit être une quête permanente. « Mon combat pour la parole: … mobilisation pour la promotion de la gouvernance démocratique ». C’est un livre sorti de sa plume policée comme sa chevelure. Malheureusement que ce titre, entre ses autres sorties, élargit la rupture entre les fréquentations de l’auteur et les valeurs qu’elle diffuse et défend: comment peut-on, si on n’est pas habité par deux convictions contradictoires, militer pour toutes ces choses dont le continent a tant besoin pour son émergence et, en même temps, émarger au guichet d’une dictature, collaborer a un régime tortionnaire qui, a tour de bras, tue les jeunes et emprisonne les femmes au nez et a la barbe de l’expert Madougou?

Venir d’un autre pays pour conseiller notre chef d’Etat, cela n’a rien d’anormal. La connaissance, quand elle est pleine, n’a pas de frontière. Mais, devenir militante et agent de campagne du parti dudit président en course pour un quatrième mandat vastement contesté, c’est, a ne point douter, une attitude de faussaire, de mythomane. Sinon, au nom de quel principe l’expert Reckya Madougou a-t-elle été si active dans la campagne électorale de Faure Gnassingbé lors de la présidentielle de Février 2020? Difficile de voir une quelconque harmonie entre « la gouvernance démocratique » a laquelle elle a consacré tout un livre – c’est chez l’Harmattan – et le quatrième mandat qu’elle a soutenu avec verve et frénésie, toute souriante jusqu’à ses volumineuses boucles d’oreille. Les Togolais n’ont plus affaire avec une experte étrangère venue aider le pays mais plutôt avec un support de la tyrannie, une mercenaire pour qui l’argent n’a pas d’odeur.

A quoi sert – il d’être sur tous les fronts comme avocate de la masse populaire si, par ses prises de position hallucinantes, l’intellectuelle en vient a promouvoir la négation de ses proclamations et engagements? Qu’elle nous explique un peu, cette curieuse candidate béninoise débarquée du Togo, Reckya Madougou, pourquoi l’expertise démocratique s’est terriblement faussée entre ses mains lorsqu’il s’est agi du Togo. Un expert c’est celui qui sait établir l’ordre entre les choses qu’il a apprises, qu’il est sensé défendre au nom de la population et les actes qu’il pose dans la vie courante. Madougou Reckya, voulait-elle mener sa campagne au Benin sur ce que vaut la force des principes en politique ou sur la faiblesse de ses propres résultats en terre togolaise? Quoi de plus pour dire que cette dame représente un parfait spécimen des bizarreries dont se rendent coupables nos intellectuels africains, laissant nos masses laborieuses pantoises, abandonnées a leur triste sort. Peu de Togolais sont contents de Reckya et n’ont nul tort de voir en elle une opportuniste sans scrupule, une femme sans coeur ou, pour les plus sévères, un « Gold Digger ».

Très peu s’apitoieront sur le sort réservé a sa candidature car, son éminence Talon 1er ( lol), le dictateur de Cotonou, a fait voir a Madougou, la conseillère et agent de campagne de son excellence Faure Gnassingbé, une infime partie des traitements pénibles, insoutenables, que subissent les Togolais depuis des lustres: « evivina, dadavi »? C’est toujours ainsi que les choses se passent lorsque les « mythomanes » et les « terroristes » que Reckya dénonce a Cotonou s’installent au pouvoir. Alors, de quoi se plaint-elle? Si la cour constitutionnelle du Benin, a la fin, décide d’enterrer définitivement le dossier Reckya, les Togolais ne pleureront pas: ils riront, dans toutes les 42 langues du pays. Par contre, les Togolais seraient très heureux et très fiers, si Reckya pouvait être la femme qui offre au Togo sa Première Dame. Ce poste lui irait tellement bien, en tout cas mieux que celui de Conseiller-Ministre sans aucun résultat. C’est en choeur, a coeur ouvert, que nous, Togolais, allons la célébrer.

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