Marche « Je suis Charlie » des chefs d’État africains à Paris, la honte de l’Afrique

Yayi Boni
Yayi Boni

Yayi Boni
Yayi Boni
Oh ! Afrique, mon Afrique, comme tes fils et filles souffrent de l’incrédulité de leurs dirigeants acharnés à poser tous les jours leurs valises dans des Etats qui ne soucient guerre des lamentations de tes milliers et milliers de fils et fils qui tombent chaque jour que Dieu fait, la famine, la souffrance, la misère… à la main ? Comme ils sont tués tous les jours par leurs chefs d’Etat qui devaient les protéger contre les agressions d’où qu’elles viennent. Comme ils tombent par milliers devant les souffrances que leurs dirigeants et leurs minorités de pilleurs professionnels leur infligent. Comme ces africains meurent progressivement de la mauvaise gouvernance, de la gabegie, du népotisme, du pillage systématique de leurs biens, de la dictature ambiante… et tout ceci sous le regard triomphant de la France et ses alliés qui tirent profit de cette lamentable situation. Comme l’Afrique, le Berceau de l’humanité subit le désidérata de ces colonisateurs qui alimentent d’une autre manière, l’esclavage. Comme Faure Gnassingbé, Yayi Boni, Ali Bongo et autres vampires des constitutions vendent aux enchères la crédibilité des Africains sur le plateau de l’Elysée.

Doit-on avoir honte d’être africain ou doit-on se décourager de poursuivre le combat pour délivrer l’Afrique des mains des faucons dévastateurs qui semblent fort et plus fort que la raison ?

A voir tous ces sanguinaires défilés pour soi-disant dénoncer l’extrémisme, la honte s’empare de l’esprit et du cœur, les larmes embaument les yeux et offrent une odeur qui témoignent combien les africains répandent le cri du sang innocent qui malheureusement constitue un tapis rouge sur lequel ces chefs d’Etats incrédules marchent pour atteindre le fauteuil. Ils le confisquent par la suite et refusent tout partage avec les autres qui sont aussi compétents et qui disposent de capacité pour bien gérer et mieux le pouvoir.

Faure Gnassingbé

Que de l’amertume se lie sur les visages ne serait-ce qu’à lire les publications suscitées par cette marche de la honte sur les réseaux sociaux. L’Afrique est malade de ses dirigeants. Trop malades et malheureusement, il n’existe pour l’heure, aucun médecin aguerri qui puisse le délivrer.

La question qui mérite d’être posée est de savoir si ces chefs d’Etats qui poursuivent, traquent, emprisonnent et assassinent chaque jour des journalistes pour la publication d’articles dénonçant leur mauvaise et collective manière de gouverner leur peuple sont réellement « CHARLIE » ? L’histoire retient qu’au Togo, le père l’a fait, le fils l’exploite et assure la relève. L’histoire retient également que Faure Gnassingbé a poursuivi des journalistes en justice au Togo. L’histoire retient aussi que Faure Gnassingbé a orchestré la fermeture des Radios X-solaire et Légende Fm. L’histoire retient aussi que Faure Gnassingbé a tiré sur les ficelles qui ont abouti à l’emprisonnement De Eugène Attigan depuis plusieurs années, pour ne citer que ceux-là. Faut-il en rire ou en pleurer ? Sacré Faure Gnassingbé défilé dans les rues de Paris pour dénoncer et condamner l’extrémisme ? Sacré présidents Africains.

Ali Bongo

Oh ! L’Afrique, continent qui se résume en une histoire semblable à celle des cafards comme le disait mon feu père. Un cafard, après s’être contemplé déclare avec désolation « je suis dans une forêt de pagnes mais je demeure nu (menô avôkpowo dome ti ama)».

Rode

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