Quand COVID-19 expose l’incompétence de Faure Gnassingbé et son réseau

Quand COVID-19 expose l’incompétence de Faure Gnassingbé et son réseau
Faure Gnassingbé

Par K. Monzonla
Le Togo ne cesse de faire la risée du monde, avec ces dirigeants tombés par infraction dans l’appareil de l’Etat. Depuis le 05 mars 2020, l’on n’a de cesse admiré la force de copier-coller du gouvernement en matière d’annonce de mesures préventives du coronavirus.

Dans son adresse à la nation, le très contesté et controversé Faure Gnassingbé a étalé un chapelet de mesures sociales qui est soumise à des rafistolages et opérations d’esthétiques à plusieurs niveaux. D’abord, quelques heures après la balade vocale de Faure Gnassingbé, ses sbires ministres ont envahi les studios des radios et chaînes de télévision, soi-disant pour expliquer les paraboles du chef de l’Etat aux populations. Choses à apprécier normalement. Seulement en la pratique, on se rend compte que c’était carrément une séance de réajustement ou de correction des annonces faites par Faure Gnassingbé.

Dans le lot des corrections, on note la revue des horaires annoncés par Faure Gnassingbé par rapport notamment au couvre-feu, par le ministre à qui cette épreuve a été confiée. Dans la rubrique des explications des paraboles lus par Faure Gnassingbé, on note les efforts du ministre du moment à expliquer à l’opinion, ce que son patron mettait dans son don de prise en charge de tranches sociales sur les factures d’eau et d’électricité.

Christian TRIMUA dans son rôle relatif à cette rubrique d’explication-correction-réajustement, a annoncé l’interdiction formelle aux tricycles et taxis-motos de travailler jusqu’à nouvel ordre et les mesures de baisses du nombre de passagers à bord des véhicules à quatre roues et plus. Chose que Faure Gnassingbé n’avait pas dite dans son discours parabole. Quelques minutes après ce passage de Christian TRIMUA, un communiqué valide cette annonce qui provoque le courroux des conducteurs de taxis-motos de Kara notamment. Ceux-ci ont manifesté leur indignation et bloqué la route nationale numéro 1 à Kara samedi dernier. Puis s’en suivra la colère de leurs camarades de quelques autres villes. Toute suite, le gouvernement devient docile et annonce à travers un communiqué, la suspension de la mesure jusqu’au 11 avril 2020, arguant l’attente des dispositions de mises en œuvre des mesures sociales notamment le transfert monétaire aux personnes les plus touchées par celles-ci.

L’on ne peut donc passer par mille moyens pour comprendre qu’il s’agit en réalité du tâtonnement d’un régime frappé d’incompétence, à la limite d’une incapacité notoire.

Il faut faire observer que les mesures annoncées par Faure Gnassingbé ne cadrent pas avec le contexte Togolais. Décréter un couvre-feu la nuit avec une liberté de circuler le jour revient à dire que le virus ne circule que la nuit. Les autres pays qui adoptent cette même mesure, associe le confinement général au couvre-feu. Appliquer la plupart des mesures annoncées, rien que dans les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé revient à dire que le virus n’existe qu’à Lomé. Chose paradoxale puisqu’en réalité, le site officiel dédié au coronavirus publie des chiffres de cas confirmés venant des villes comme Sokodé.

Il est clair, face à tout ce qui précède que le pays est gouverné en mode de pilotage automatique. Le cafouillage monstre dans lequel verse Faure Gnassingbé et son gouvernement n’est donc plus à démontrer. Et c’est au cœur de ce tâtonnement que la journée du 06 avril voit l’accélération du compteur avec huit nouveaux cas confirmés à savoir une femme de 25 ans, Française résidant à Lomé, revenue de Paris le 17 mars ; une femme de 26 ans, Togolaise résidant à Lomé, revenue de Paris le 18 mars ; une femme de 26 ans, Américaine résidant à Sokodé, ayant eu contact avec une personne testée positive et désormais hospitalisée ; un homme de 42 ans, Américain résidant à Sokodé, ayant eu contact avec une personne testée positive et désormais hospitalisée ; une femme de 65 ans, Américaine résidant à Sokodé, ayant eu contact avec une personne testée positive et désormais hospitalisée ; un homme de 51 ans, Américain résidant à Sokodé, ayant eu contact avec une personne testée positive et désormais hospitalisée ; un homme de 41 ans, Togolais résidant à Sokodé ayant eu contact avec les personnes citées plus haut ; une femme de 60 ans, Togolaise résidant à Lomé, ayant eu contact avec les personnes positives résidant à Sokodé citées plus haut.

Avec cette incompétence notoire, on peut affirmer sans se tromper que la gestion de la crise échappe à Faure Gnassingbé et ses amis ; D’où la crainte d’un lendemain sombre, surtout que le pays ne dispose d’aucun hôpital de référence pour pallier au manque criard d’infrastructures adéquates. Depuis plusieurs décennies, les praticiens hospitaliers eux-mêmes qualifient de mouroirs les installations et ne cessent de pousser des cris de détresse, tellement ils se fatiguent du taux de décès notamment au service des urgences, à la pédiatrie, à la maternité.Cette situation lamentable fait du Togo, une tombe ouverte et un pays en danger. Et c’est malheureusement dans ce contexte d’un tableau très sombre et noirâtre que les soi-disant partenaires du Togo félicitent Faure Gnassingbé pour sa brillante fraude électorale du 22 février 2020. Une voyoucratie déplorable qui doit interpeller le peuple togolais et l’amener à prendre ses responsabilités.

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