Quand l’OTR plonge le Togo dans une impasse sans pareil

Depuis deux ans, l’économie togolaise bat les pavés entre résister ou mourir. Pensée pour redorer le blason à l’économie du pays et stabiliser les finances, l’Office Togolais des Recettes (OTR) est devenu une machine qui étrangle l’économie et sabote les efforts de ces personnes qui ont eu à gérer les affaires du Togo sur le plan économiques. Si hier, cette régie avait réussi le pari de la mobilisation des ressources pour permettre au gouvernement de couvrir ses prévisions en termes de budget de l’Etat, cette année, l’OTR fait plutôt saigner le pays et mettre en péril son avenir économique. Où allons-nous donc ?
Par Marcelle Apévi
Quand l’OTR plonge le Togo dans une impasse sans pareil
« La vérité existe, on invente que le mensonge », nous apprend Georges Braques. Le Togo va à vau-l’eau sur le plan économique. Loin d’être une question de mauvaise volonté des opérateurs économiques, cette situation que vit le pays sur le plan économique est plus qu’un canular qui semble surprendre les personnes qui, en guise de règlement de compte, ont pensé à la mise en place de cette institution qui est censée permettre au Togo de connaitre un boom financier.Un gâchis, doit-on conclure. L’Office Togolais des Recettes (OTR) est devenue une machine qui enlève à tout togolais courageux, l’envie d’entreprendre dans le pays. Les conditions de créations d’entreprises et de société semblant soulageant, constituent le côté visible de l’iceberg, parlant des tristes réalités qui vivent les sociétés et entreprises. Avec un taux de recouvrement d’impôts au-delà de l’entendement du commun des mortels sur le plan national, l’OTR contraint la plupart des opérateurs économiques à une sorte de résignation. L’Office Togolais des Recettes impose aux sociétés et entreprises implantées dans le pays, des taux exorbitants et des pénalités exagérées qui ne s’expliquent en aucun cas, sur la base de critères absurdes qui ne prennent en compte en rien, les réalités d’un pays qui aspire à une bonne santé économique.

Comme tout enfant né par césarienne, l’OTR jouit d’une santé fragile. A son origine, plusieurs agents des ex impôts, douanes et services généraux mis en touche, sans aucune indemnité, ni condition relative à une quelconque mesure d’accompagnement. Ils auront beau crié, avec un soutien sans faille de certains journaux crédibles, l’OTR a pris corps. Nombreux sont ceux qui estimaient à l’époque que c’était une question de règlement de compte. Même si le tout puissant Ayassor était monté au créneau pour indiquer que c’était un instrument qui allait renforcer l’économie du Togo, l’OTR est devenu un démon qui dévore sans pitié, l’économie togolaise. Avec des mesures dures et méprisantes, l’institution que dirige le canado-rwandais, Henry Gapery est devenu une sorte de coquille vide porteur d’un venin sans antidotes qui non seulement empêche le Togo de gagner de points économiques, mais aussi chasse les entreprises et sociétés qui opéraient sur le territoire avant sans naissance. Aujourd’hui, plus de 80% des opérateurs économiques semblent inscrire le pays sur une liste noire des pays réfractaires à une émergence économique.Ils fuient tout simplement le pays pour d’autres pays où l’atmosphère économique est plausible et porteuse d’atouts favorables à une émergence économique.

Cette situation lamentable inquiète plus d’un et lance les débats autour de l’avenir économique du Togo. Il y a quelques mois seulement, le pays a atteint le point d’achèvement de l’Initiative PPTE, Pays Pauvre Très Endetté. Toutes les dettes extérieures du pays ont été à plus de 95% remises à plat par les différents créanciers du pays. A l’époque, il était chanté dans toutes les oreilles que le pays allait retrouver une meilleure santé économique, puisque les partenaires auraient renouvelé leur prêt au pays pour lui permettre de relancer la plupart des chantiers de développement.

Hélas, triste est de constater qu’aujourd’hui, le Togo soit à la tête du peloton des pays les plus endettés de la sous-région. Le rapport du FMI, Fonds Mondial International accable le pays et le situe dans une zone rouge. Tous les signaux plongent les têtes bien faites et avisées dans une projection de l’avenir qui inquiète ou qui doit inquiéter le citoyen lambda.

Dans ce contexte de saignement à flot de l’économie togolaise, les milliardaires se font compter par plusieurs centaines, et pullulent malheureusement dans le voisinage immédiat de Faure Gnassingbé qui n’a pas tourné milles mots avant de le signifier : “seule une minorité s’accapare les ressources du pays”. Toutes les mesures dites dissuasives annoncées à tord et à travers par le gouvernement se révèlent de vains mots, de discours creux et évasifs qui souffrent de concret.

Face à cette teinture multicolore défavorable à une émergence économique, le peuple togolais se meurt à petit feu dans la misère et ne sait à quel sort se vouer.

En tout état de cause, il convient que le pouvoir arrête l’hémorragie, de sorte à empêcher les pilleurs professionnels qui prennent en otage l’économie du pays.

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