Togo : Mandat social ou effet d’annonces sociales

Togo : Mandat social ou effet d’annonces sociales

Togo :  Mandat social ou effet d’annonces socialesPar Roro
Le troisième mandat de trop de Faure Gnassingbé à la tête du Togo est dit « social ». Ce qui voudra dire qu’au cours de ce mandat usurpé, toutes les actions gouvernementales se reposeront sur le social, donc prendront en compte les secteurs de l’éducation, la santé, le mieux-être des populations, l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs… Malheureusement, le coup d’envoi de ce simulacre de mandat social a été un coup dur à la majorité à savoir l’augmentation des prix à la pompe des prix des produits pétroliers entrainant une augmentation du coup des transports, la flambée du prix du maïs avec une répercussion sur les prix des produits de premières nécessité. Ce qui a logiquement poussé des journaux à parler de mandat social devenu cas social, ou encore mandat social cauchemardesque. Une triste réalité.

Plusieurs mois durant, le gouvernement est resté amorphe face aux souffrances atroces de la majorité qui cherche en vain le diable pour tirer sa queue. Tout est devenu un cauchemar et le peuple ne sait plus à quel sort se vouer.

Ces dernier temps, l’équipe gouvernementale la plus médiocre que le Togo connait a réorienté sa logique. De l’enfoncement du clou de la vie chère, elle est passée à des effets d’annonce. Ainsi, les différents conseils des ministres qui se succèdent ne cessent d’embobiner les togolais de ces annonces flatteuses qui éprouvent beaucoup de difficultés à être matérialisées. Tantôt, c’est la prise d’un décret présidentiel portant création d’une Haute Autorité de lutte contre la Corruption et les Crimes Assimilées, tantôt c’est celui portant création d’un institut de cancérologie, tantôt c’est la création d’un centre national de recherches drépanocytaires. Tantôt des annonces fallacieuses et flatteuses de projets de prise en compte de la diaspora dans les politiques gouvernementales, si elles existent réellement. Des annonces qui se multiplient sans qu’on ne lise une seule ligne de concret. Tout est effet d’annonce. Et les naïfs sont ainsi embobinés.

Ce comportement est digne d’un banditisme d’Etat. Comme le dit souvent un des griots du pouvoir, « le temps n’est plus aux grands discours ; il faut poser des actes concrets ». Et poser des actes concrets, veut dire qu’au même moment où on annonce, qu’on face accompagner l’annonce d’actes concrets, ou soit qu’on cesse d’annoncer, mais plutôt de se laisser découvrir à travers des actes concrets qui sont de nature à soulager les souffrances de la majorité qui croupit dans la misère.

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