A quand la fin de la crise au Togo ?, s’interroge le Front des Patriotes pour la Démocratie de Djimon Oré

Djimon Oré, Président National Front des Patriotes pour la Démocratie
Djimon Oré, Président National Front des Patriotes pour la Démocratie

Djimon Oré, Président National Front des Patriotes pour la Démocratie
Djimon Oré, Président National Front des Patriotes pour la Démocratie
Les Togolaise font le pas dans le bruit et la hâte vers l’élection présidentielle du 15 avril prochain. De la division de certains acteurs à la position tranchée d’autres, sans compter ceux qui espèrent encore sauver le Togo à travers une transition politique consensuelle, la porte de sortie du Togo commence par se dessiner autour de la transition politique telle que proposée par le FPD, Front des Patriotes pour la Démocratie.

A travers le document que voici, le parti de Djimon Oré propose l’analyse chronologique de cette crise politique dont le coup d’envoi a été donné en 1963, à travers le triste et sanglant assassinat du père de l’indépendance du Togo, Sylvanus Epiphanio Olympio.

En conclusion, le Front des Patriotes pour la Démocratie indique des pistes de solutions notamment la réclamation par tous les moyens des droits les plus légitimes pour vivre heureux, la démarcation des méchants qui se croient propriétaires de ce pays et de leurs complices, la prise de responsabilité populaire et agissante sur l’inopportunité d’une élection comme solution à la situation de crise sociopolitique que le Togo connait… “Nous sommes en lutte pour l’instauration de la Transition Politique, étape obligatoire et incontournable, en vue d’opérer à travers une constituante, les réformes sans anesthésie dans la marche vers l’avènement du Togo nouveau”, telle est la vision qui sous-tend d’ailleurs la création du FPD, qui continue seul son chemin avec engagement, détermination et courage, convaincu de l’avènement de cette transition ultime pour sortir définitivement le Togo de la dictature, la léthargie, le népotisme, la concussion, la gabegie, bref, la dictature monstre qui s’est enraciné grâce à la cupidité des acteurs tant politique que sociaux.

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Front des Patriotes pour la Démocratie

A QUAND LA FIN DE LA CRISE AU TOGO ?

INTRODUCTION

A peine indépendant et au moment où les bases de sa construction commencent à être amorcées, le Togo, notre pays, sera plongé jusqu’à ce jour, dans l’effondrement général par le coup d’Etat sanglant du 13 janvier 1963 avec l’assassinat du Premier Président démocratiquement élu, Sylvanus OLYMPIO.

Cet assassinat est l’acte fondateur de la crise et de la traversée de désert du peuple togolais.

1- Aperçu sommaire de l’historique de la crise : 1963 à nos jours

a) Les épisodes ou pics.

Il s’agit des périodes aux évènements sanglants ayant endeuillé des populations.

  • Les 13 janvier 1963 et 1967, sont les dates des deux coups d’Etat militaire ayant débouché malheureusement sur l’installation au pouvoir de l’oligarchie militaro-clanique.
  • Le 23 septembre 1986, tentative de renversement de la dictature par l’attaque à Lomé du camp RIT menée par un groupe armé.
  • Le 05 octobre 1990, déclenchement du processus de démocratisation du Togo par un soulèvement populaire dû au procès des étudiants.
  • L’année 1991, tenue de la conférence nationale souveraine, attaque du régime contre les institutions de la transition doublée d’assassinats politiques.
  • L’année 1992, fin de la transition imposée par le Général Eyadema, attentat de Soudou, assassinat de Tavio Amorin et début de la grève générale illimitée.
  • L’année 1993, massacres de fréau jardin, Suspension de la coopération avec le Togo de la part des partenaires en développement. Fusillade au camp RIT : Général AMEYI Mawulikplimi et colonel TEPE Koffi tués.
  • L’année 1998, coup de force électoral avec son cortège de tués et d’emprisonnés : Général Eyadema proclamé en lieu et place de Monsieur Gilchrist OLYMPIO.
  • L’année 2002, coup de force constitutionnel : constitution massivement votée (+ 95%) par les togolais remise en cause par le régime.
  • L’année 2003, élection présidentielle ensanglantée : Général Eyadema proclamé en lieu et place de Monsieur Bob AKITANI.
  • L’année 2005, décès de feu Président Général Eyadema, deuxième coup de force constitutionnel, massacres à grande échelle et imposition de Faure Gnassingbé, successeur héréditaire en lieu et place de l’élu Bob AKITANI.

b) Les phases d’apaisement ou de détente.

Elles sont pour la plupart marquées par la conclusion d’accords politiques non respectés par le régime : Accord de Ouagadougou, Accord-cadre de Lomé, 22 engagements et Accord Politique Global, et Accord Politique RPT/UFC.

Ces différents accords ayant entrainé l’apaisement politique n’ont été pour le pouvoir qu’un moyen pour mieux rebondir et mieux assujettir le peuple togolais.

2- Election présidentielle de 2015

a) L’enjeu

Pour le peuple togolais

  • Inutilité de la tenue dudit scrutin.
  • Maintien du statu quo contre l’intérêt général.

Pour la classe politique

  • RPT/UNIR, conservation du pouvoir, chimère de l’éternité, opportunité de gaspillage, de dilapidation des ressources du pays au profit des militants et sympathisants.
  • Opposition

Certains qui sont activement complices, très enthousiastes, s’attendent à assouvir leurs intérêts partisan et particulier sur le dos du peuple.

D’autres complices passifs espèrent magouiller dans l’ombre pour être concernés par la énième parodie de dialogue après la forfaiture électorale.

Mais à l’inverse ceux qui sont lucides et honnêtes ne veulent pas la tenue de ladite élection et prônent la mise en place de la constituante.

Pour la Communauté Internationale, une partie par intérêt, tire les ficelles en faveur du maintien du statu quo.

Une autre, désintéressée mais passive, adopte l’attitude d’indifférence totale.

La dernière partie s’inquiète, ne se prononce pas et reste dans l’attentisme de la réaction du peuple.

b) Le déroulement du scrutin.

Les forces en présences.

Elles sont déjà connues. Il s’agit donc :

  • Des conservateurs regroupés au sein de RPT /UNIR.
  • Des tristes participationnistes, complices et accompagnateurs à travers les partis politiques ou regroupement de partis politiques qui se moquent de l’intelligence du peuple.

Les conséquences

Elles sont connues d’avance. Entre autres :

  • La désolation car persistance de la crise et retardement de son dénouement.
  • Le risque de perte de vies humaines de plus est à craindre.
  • L’anéantissement de l’espoir du développement individuel et collectif surtout au sein des couches vulnérables : jeunesse, femmes, monde rural, commerçants.
  • L’aggravation des dissensions sociales et le risque d’affrontement entre communautés dans la voie du péril du chantier de la réconciliation nationale.
  • La relance et le renforcement de l’oligarchie minoritaire exploiteuse, corrompue, se prenant pour propriétaire des ressources du pays.
  • Le Togo confirme ainsi son statut de pays au régime réfractaire à la démocratie et se singularise en Afrique par la plus vieille dictature.

c) L’attitude des militants du FPD

Face à cette situation, le FPD adopte le principe de boycott passif c’est-à-dire l’indifférence totale. En cela, il poursuit la sensibilisation des populations pour le boycott massif. Les militants sont appelés aussi à rester vigilants en tout temps et en tout lieu et ne pas céder aux provocations. Dans tous les cas, la sérénité doit être de mise, car cette élection n’occultera en rien notre combat pour la fin du système en place et l’instauration de la vraie démocratie par une transition politique réussie.

3- Conclusion

Il est claire que malgré la gestion cinquantenaire, paternaliste du pouvoir de l’oligarchie militaro-clanique, les conservateurs ennemis de l’intérêt général et antipatriotes mettent en branle leurs stratégies de conservation dans la logique de la chimère de l’éternité.

Contre toute attente, certains opposants qui s’arrogent des titres fanfaronnades et qui se croient plus malins sont malheureusement dans la logique d’accompagner le régime dans cette option du chaos, pour eux aussi, leurs intérêts égoïstes.

Le peuple togolais est alors face à la triste réalité qui fait appel à la prise de conscience individuelle et collective.

Il y a donc urgence que :

  • Nous, hommes, femmes, pauvres parce que brimés, mais majoritaires, devons réclamer par tous les moyens nos droits les plus légitimes pour vivre heureux sur la terre de nos aïeux.
  • La grande masse du peuple doit se démarquer des méchants qui se croient propriétaires de ce pays et de leurs complices.
  • La fin de la crise, c’est la fin de l’Etat ennemi.
  • La solution pour le dénouement total n’est donc pas électorale mais dans la prise de responsabilité populaire et agissante.
  • Il est donc impossible de faire confiance à un régime qui s’impose à pointe de baïonnettes avec le mensonge et la duplicité comme norme.
  • Nous sommes en lutte pour l’instauration de la Transition Politique, étape obligatoire et incontournable, en vue d’opérer à travers une constituante, les réformes sans anesthésie dans la marche vers l’avènement du Togo nouveau.

Peuple togolais, comme par ton courage, la nation est née en 1960, la renaissance de la lutte s’impose pour que tu te libères définitivement et sans délai.

Togolais viens, bâtissons la cité !

Lomé, le 25 février 2015

Le Comité Directeur National

Le Président National

Djimon ORE

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