Djimon Oré dénonce les provocations des milices de UNIR

Djimon Oré
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Comme annoncé dans un précédent article, la conférence de presse du parti politique, Front des Patriotes pour la Démocratie (FPD) a eu lieu samedi 18 avril dernier au siège du parti à Soviépé à Lomé. Il a été question pour le bureau directeur du parti de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, les comportements provocateurs d’un groupe de personnes, s’identifiants au parti au pouvoir, UNIR qui effectuent une descente fracassante dans une maison contiguë au siège du FPD depuis le 09 avril, scandant des slogans du parti, empêchant le bureau du FPD de se réunir. Outre ce comportement, il faut relever dans les propos de l’honorable Djimon Oré, président national du pari, l’introduction d’objets non identifiés mais suspects dans la maison en question par ce groupe de jeunes surexcités pour des fins qu’on ignore.

Selon Djimon Oré, aucun parti ne peut avoir deux sièges. Dans les prévisions des textes en vigueur au Togoqui régissent le fonctionnement des partis politiques au Togo, il revient de remplir des formalités, en prenant soin de mentionner le siège du parti avant d’obtenir un récépissé. Ce qui selon Djimon Oré, sous-entend que le ministère de l’administration territoriale prend soin de s’assurer d’un emplacement sans critique des sièges afin d’éviter une éventuelle interférence synonyme de la provocation dont il est question ici, avant de procéder à la délivrance du récépissé. Il convient également de faire observer qu’aucun militant ne peut poser un acte au nom d’un parti sans que le pôle de décision du parti ne soit au courant. Ce qui veut dire tout simplement que cette provocation dont est victime le FPD est un plan orchestré depuis le sommet de UNIR, ce qui explique l’indifférence totale de Madame Igé Olatokoumbo, représentante résidente du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, saisie par Djimon Oré.

Il est aussi question, à travers de cette sortie face à la presse, d’alerter l’opinion, afin que le pire ne se produise car le FPD ne compte pas céder à cette provocation, mais fera tout pour sauvegarder ses acquis et sa liberté, conformément à son droit d’exercice d’activités politiques.

Au cours de la rencontre, le parti s’est également prononcé sur l’actualité relative au processus électoral. Il a eu à dénoncer pour une énième fois, ce qu’il continue d’appeler parodie d’élection, surtout que selon lui, les conditions ne sont nullement réunies faire une élection crédible, libre et transparente au Togo. Selon Djimon Oré, seule une transition politique consensuelle reste et demeure la solution de sortie de crise du Togo.

A la question de savoir si le FPD pourra répondre à l’appel du futur locataire du palais de la marina, la réponse est sans détour, non, s’il s’agit de gouverner. Djimon Oré affirme qu’ “aucun candidat autre que Faure Gnassingbé ne sera proclamé par la CENI et la Cour Constitutionnelle, vainqueur de cette élection.Même si par miracle ou hasard, cela arrivait, il ne pourra pas faire long feu dans le fauteuil. Au pire des cas, il fera trois mois car, selon lui, il sera dégagé par l’armée qui est aux bottes du pouvoir”,a-t-il affirmé.

Pour ce qui concerne le mot d’ordre ou consigne de vote du parti, Djimon Oré appelle au boycott, mais toute fois défend à qui que ce soit d’empêcher ceux qui veulent y aller de se rendre aux urnes pour voter, car selon lui, aller voter est un droit ; ne pas aller voter, c’est aussi un droit. Ainsi chacun devra respecter le droit de son prochain, a-t-il conclu.

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