Une élection des membres de la CENI qui annonce les couleurs d’un référendum hypothétique

Une élection des membres de la CENI qui annonce les couleurs d’un référendum hypothétique

Une élection des membres de la CENI qui annonce les couleurs d’un référendum hypothétique

Par Marcelle Apévi, togo-online.net

Le mot est lâché. Il s’agira bel et bien d’un référendum hypothèque ou encore de rêve, si l’on s’en tient aux déclarations des responsables politiques de l’opposition, aux cris du peuple qui poursuit malgré les contraintes, ses manifestations et aussi aux différentes réactions qui se multiplient, au lendemain de l’annonce par voix à peine voilée de l’intention du pouvoir d’organiser un référendum pour interroger son peuple sur les nouvelles dispositions glissées dans la constitution togolaise qui a malheureusement subit un nouveau toilettage le 19 septembre 2017.

Malgré les différentes dénonciations de cet acte qui risque, selon l’opinion, de conduire à un K.O, le RPT/UNIR va vite. Le 12 octobre 2017, les députés de la mouvance ont élu et désigné 12 des 17 membres de la CENI, mandaté pour organiser trois élections à savoir les législatives de 2018, les élections locales et le fameux référendum qui divise et intensifie la détermination du peuple togolais qui n’en veut pas.

Dans cette équipe, UNIR est représenté par 5 membres à savoir ANAKOMA Bikpéta, Eric KPADE, Latif Seigneur KEGBERO, Bamnante KOMIKPIM et SOGOYOU Kéguéwé. L’administration ressuscite Tozim Poto Péré. OBUTS de Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo avec Combey Combété et le NET de Gerry Taama avec Ogoussan Bruno font leur entrée aux titres de partis extra-parlementaires, aux côtés du PDR. Au niveau des représentants de la société civile, on retrouve KOUIGAN Yawa de l’ONG AS PRO, KADANGA Kodjona de CPD et Tchakondo Ouro-Bossi de COPED.

Si ces élections et nominations tiennent en partie compte, sur le plan numérique des dispositions de l’article 12 du code électoral, elles violeraient, selon certains observateurs, l’Accord Politique Global de 2006 qui a rétabli la CENI dans sa mission d’organisation et de supervision des consultations électorales et référendaires et redéfini sa composition.

Avec cette élection, l’on estime que le pouvoir venait d’annoncer les couleurs de son intention d’organiser contre la volonté du peuple qu’il prétend aller interroger, un référendum que celui-ci rejette avec détermination et rigueur.

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