Elections locales au pas de charge : Les dernières manœuvres pour plomber le scrutin

Elections locales au pas de charge : Les dernières manœuvres pour plomber le scrutin

Les élections se suivent et se ressemblent drôlement au Togo. Le dénominateur commun de tous ces scrutins reste leur caractère frauduleux. Le pouvoir cinquantenaire des Gnassingbé plus impopulaire que jamais s’accroche par tous les moyens.

Les élections locales annoncées pour le 30 juin prochain s’organisent dans des conditions qui ne garantissent aucune fiabilité. A quelques heures de la clôture de dépôt des dossiers de candidature, les manœuvres les plus sordides s’intensifient au point de revenir à nouveau sur la question fondamentale : quel sens donner aux élections locales du 30 juin ?

Tout a commencé par le découpage fantaisiste. Les informations relatives au ressort territorial des 117 communes restent un mystère pour les populations y compris les potentiels candidats. A cela s’ajoute la révision des listes électorales de quatre jours organisée au forceps et dans la grande pagaille. Au lieu d’un recensement intégral commune par commune, le pouvoir a plutôt imposé la révision sur la base du recensement pour la parodie des élections législatives du 20 décembre 2018.

A ce jour, des milliers de Togolais en raison du grand sabotage de la révision, n’ont pu s’enregistrer. Toutes les tentatives pour faire entendre raison au pouvoir à travers sa Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont été vaines. Pis, le pouvoir, pris toujours de panique par la décision de l’opposition dans son ensemble de prendre part au scrutin, il se rapporte que des consignes auraient été données pour retarder à certains concitoyens la délivrance du casier judiciaire dont le prix a d’ailleurs flambé à 500 FCFA.

Bien plus, plusieurs candidats de l’opposition à travers le pays ont été approchés pour renoncer à leur candidature contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Et le grand inconnu est le sort qui sera réservé aux dossiers qui réussiront à franchir les obstacles pour atterrir à la CENI et à la Cour Suprême.

Au final, on tend à nouveau vers un simulacre d’élection pour le grand malheur des populations à la base et à la gouvernance locale.

K.A.

Source : Le Correcteur

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