Et l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) publia un rapport sans l’essentiel

Par K. Monzonla, togo-online.net

Le monde entier a célébré le 03 mai dernier, la journée internationale de la liberté de la presse. Comme tous les ans, les gouvernements, organisations, associations et mouvements établissent l’État de la situation de la liberté de presse. Des dénonciations se font et des recommandations afin de permettre la préservation des acquis, la défense et la promotion de la liberté de la presse.

Au Togo, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) s’est prêté à l’exercice. A travers un rapport de 16 pages, le tribunal des paires a établi un rapport alambiqué sur la réalité de la situation des droits de l’homme dans le pays. Si le rapport a de façon linéaire, cité togo-online comme un organe qui violent la déontologie, l’OTM en voulant donné des leçons s’est laissé découvert sur sa vraie couleurs. Le simple fait de manquer de citer dans son document les exactions militaires vécues ces derniers jours par des journalistes en plein exercice de leur profession, le rend complice de la situation et conduit à condamner avec fermeté, cette politique de deux poids deux mesures à laquelle s’adonne le tribunal des paires.

En effet, le 14 avril dernier, le confrère Aristide a été violenté et agressé par des corps habillés et son appareil endommagé par ceux-ci. Si cette scène qui s’est produite dans la ruelle du siège de la CDPA n’a même pas été mentionné dans ce rapport, de quoi l’OTM accuse togo-online et autre organes qui font leur boulot, conformément à leur ligne éditoriale et aux règles de l’art?

Sur sa page facebook, Rodrigue Ahego touché par ce manquement grave écrit : “J’ai fouillé dans le rapport 2018 sur la liberté de presse au Togo, je n’ai pas trouvé une seule ligne sur l’agression et l’endommagement de l’appareil de Aristide. Il n’y a pas eu de dénonciation par rapport au tir de grenade lacrymogènes sur les hommes de médias devant le siège de la CDPA. Il n’y a pas non plus eu la dénonciation du tir de balles en caoutchouc qui a égratigné Aristide. Il est pourtant homme de médias à ce que je sache.
En tout cas, bon courage à nous. En avant la liberté de presse à la Togolaise”. Ces lignes qui disent long sur l’aspect approximatif de ce rapport qui a raté l’essentiel.

Lire le rapport

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