Faure Gnassingbé lance ses frères à l’assaut

Faure Gnassingbé lance ses frères à l'assaut

Par Marcelle Apévi, togo-online.co.uk

Mey Gnassingbé et Patrick Senam Bolouvi sont effectivement dans la course pour les élections législatives du 20 décembre 2018. Tout avance à grand pas, malgré le tintamarre qui se fait avec distinction particulière par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition et autres formations politiques, la société civile, la diaspora, les Évêques du Togo et plusieurs autres leaders d’opinion, pour tirer sur la sonnette d’alarme. Ces différents acteurs annoncent le chaos pour ces élections législatives unilatéralement organisées par le RPT/UNIR, en violation de la feuille de route de la CEDEAO, du relevé de conclusion du comité de suivi, du chronogramme établi par la CEDEAO quant à l’exécution des préalables notamment les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales devant garantir la transparence du scrutin.

Sur le fichier des candidats que présentent le RPT//UNIR, Mey Gnassingbé, demi-frère de Faure Essozimna Gnassingbé, est en course pour les législatives du 20 décembre 2018, aussi Patrick Senam Bolouvi, patron de Havas Media Togo, l’autre demi-frère du prince.

Si Mey Gnassingbé se présente dans l’Amou, Patrick Bolouvi convoite le siège de l’Agou.

Pour ces élections qui annoncent la tragédie, moins de 80% des vieux briscards du régime sont mis out pour donner la chance, dit-on, aux jeunes générations.

Il ne s’agit pas de faire fixation sur ces demi-frères de Faure Gnassingbé. Il est question ici de lire les intentions qui se cachent derrière ce choix “faure” qui suscite la grande colère des vieux dragons qui ont fait carrière à l’Assemblée nationale, aux côtés du général Eyadéma et qui y sont restés pour soutenir le fils dans ses basses besognes.

Certains leaders d’opinion pensent que Faure Gnassingbé serait dans l’optique de préparer sa succession au cas où son obsession venait à s’heurter à toute velléité de candidature en 2020. L’on évoque de plus en plus Mey Gnassingbé pour préserver les acquis de la famille. Au cas échéant, vu que ce nom est mal vu et résonne mal dans les oreilles et aussi pour les raisons de détournement que nourrit Faure Gnassingbé accaparant l’héritage très problématique laissé par le Général, le choix serait porté sur Patrick Senam Bolouvi.

C’est ainsi dessiné le schéma qui sous-tend le choix de Faure Gnassingbé de lancer ces deux demi-frères qui ne pourront pas forcément siéger mais juste garder le titre, au cas où l’une des options susceptibles ferait figure. Comme quoi, lui-même en a fait l’expérience dans la nuit du 05 au 06 avril 2005.

Retenons que pour l’heure, une incertitude règne quant à la tenue de ces élections législatives qui s’organisent sous le regard impuissant des facilitateurs et la CEDEAO appelés à prendre leur responsabilité pour éviter le chaos qui s’annonce et que prédit le Prophète Esaïe Kokou Dékpo, à travers son porte-parole, Thomas Kokou NOUSSOUKPOE, président national du parti politique BAC, Bloc d’Actions pour le Changement.

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