Gbatopé entre l’eau de ruissellement et l’obscurité

Gbatopé, entre l'eau de ruissellement et l'obscurité
Gbatopé sans eaux potables, sans électricité....

Gbatopé – Localité située à environ six kilomètres à l’est de la commune de Tsévié, Gbatopé est un coin perdu où les populations sont connues pour leur dévouement à l’agriculture. Plusieurs fermes agricoles y sont créées par les agriculteurs. Manioc et principalement ananas sont leur spécialité.

Par Marcelle Apévi

Gbatopé, entre l'eau de ruissellement et l'obscurité
Gbatopé sans eaux potables, sans électricité….

Ils s’investissent inlassablement dans le domaine, à coeur joie et arrive à sortir leur épingle du jeu, malgré les difficultés qu’ils rencontre dans le secteur.
Sans eaux potables, sans électricité, les populations des différentes fermes vivent à la merci d’une précarité.

Pour combler leur besoin en eau potable, chaque habitation dispose de retenues d’eaux. En période de pluie, ces retenues recueillent l’eau de ruissellement.

Bien colorée et bourrée de tous déchets naturels, ces eaux donnent la joie de vivre aux femmes qui y trouvent pour leur compte. Avec des moyens rudimentaires, notamment la cendre et un produit communément appelé alam, les femmes traitent l’eau et s’assurent de ce que les déchets descendent au fond du récipient dans lequel elle est puisée. Elle est ensuite tamisée et c’est parti pour son utilisation. Sa couleur verdâtre fait la place à celle propre à l’eau naturelle. Elle sert à faire le ménage, la toilette intime des femmes, et se consomme avec joie et admiration pour étancher la soif.

En cas de saison sèche, ou lorsqu’il ne pleut pas, ces habitants connaissent un calvaire. Elles sont obligées d’acheter des bidons d’eaux depuis le centre ville, par le biais des conducteurs de taxi moto. Un bidon plein d’eau ramené par un z-man revient à 300 francs CFA.

Si l’eau potable n’est pas au rendez-vous, l’électricité aussi. Pour éclairer les villages, les habitants utilisent des lampes torche, à tempête et des lampions. Ce qui fait d’eux, des abonnés au pétrole lampant.

Pour communiquer avec les amis, le téléphone mobile est pratique. Les populations locales en disposent également. Lorsque la batterie se décharge, l’on prend la direction de la ville pour la chargée.

Les pistes accès sont impraticables
Pas d’écoles ni de centres de santé. Ce qui pose d’énormes difficultés. L’école la mieux fréquentée, reste le champ. Pour les parents qui s’attachent à l’éducation scolaire, les enfants sont convoyés vers la ville chez des amis et cousins, pour les rapprocher des établissements scolaires.

Fatigué de cette vie de précarité en plein jour d’un sacré mandat social
En période électorale, ces populations sont abusées avec de fausses promesses. Des t-shirts leurs sont distribués dans la naïveté pour les berner. Après l’élection, ils sont abandonnés à leur triste sort.

Lors de notre visite, nous avons touché du doigt cette réalité de vie. Les populations poussent des cris de détresse et demandent au gouvernement de tourner sa face vers elles, en dotant les fermes de puits-forages, d’électricité, établissement scolaire, d’un centre de santé etc.

Ils convient donc que ces ministres bureaucrates quittent les bureaux pour descendre dans ces localités où les populations souffrent, boivent des eaux usées et meurent à petit feu.

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