Le FPD rejette le projet d‘unité des nationalistes « ablodé » que prône le NID

Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron

Djimon Oré (g), Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron

Par togo-online
Après avoir cautionné la candidature et la frauduleuse réélection de Faure Gnassingbé pour un troisième mandat difficilement saisissable, Gabriel Sassouvi Dosseh-ANYRON, président national du parti politique dit de l’opposition « le NID », a annoncé, il y a quelques semaines, les couleurs d’un projet dans un document intitulé « Agir pour l’unité ». A travers ce projet qui souffre d’ailleurs de crédibilité, le NID et son président pense qu’il faut unir la famille politique des nationalistes « ablodé » que sont l’UFC (Union des Forces de Changement), l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement), le NID et le FPD (Front des Patriotes pour la Démocratie), pour dénouer la crise qui prévaut au sein de la classe politique de l’opposition. Si au niveau des autres partis politiques, l’on semble ne pas accorder trop d’importance à ce courrier qui subit le sort d’un poussin étouffé dans l’œuf, au niveau du FPD, l’honorable Djimon ORE et son équipe ont réagit, à travers un courrier, afin de fixer l’opinion sur leur position par rapport à ce projet alambiqué de Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron.

Selon le FPD, les éléments avancés par le parti le NID comme facteurs qui alimentent la crise à savoir, diffamation gratuite, absence d’un chronogramme efficace et absence d’un programme commun ne sont pas fondés. Le parti de Djimon Oré estime que les raisons sont ailleurs et se repartissent en deux volets à savoir :

– la politique obscurantiste de l’oligarchie militaro-clanique devenue monarchie dynastique des Gnassingbé caractérisée par le caractère antirépublicain de l’armée, de la justice et de l’administration publique en général ;

– l’inconséquence et l’irresponsabilité des aînés ayant incarné la lutte de l’opposition.

Parlant des aînés tels que Edem Kodjo, Yaovi Agboyibo, Zarifou Ayéva, Léopold Gnininvi, Gilchrist Olympio et Jean-Pierre Fabre, Djimon ORE et son parti estime que ceux-ci sans exception ont fait plomber la lutte du peuple qui s’affaisse dans le cachot du désespoir, car bernés par le miroitement des privilèges partisans, personnels et particuliers.

Le FPD refuse donc de composer avec ces aînés qui n’ont plus rien à proposer au peuple. Djimon Oré insiste sur la nécessité de la transition politique consensuelle, seul canal qui va permettre au Togo d’asseoir les fondamentaux de la vraie démocratie. Cette vision sur laquelle le FPD insiste devra, selon les responsables du parti, passer par la dissolution de l’Assemblée Nationale actuelle, la mise en place d’une constituante, la tenue d’une assise nationale, entre autre. Le FPD soutient qu’il faut faire émerger un nouveau leadership afin d’amener le peuple à voir le bout du tunnel.

D’un autre côté, le Front des Patriotes pour la Démocratie s’indigne contre le traitement dit diffamatoire et humiliant du chef canton de Kamina Est-Mono au cabinet du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales le jeudi 15 octobre 2015. Cette autorité locale a été, selon le récit du FPD, menacé de destitution par le ministre, sur la base d’un montage, truffé de mensonges orchestrés par le préfet. Et pour sceller ce manque de respect à l’égard du chef canton de Kamina, outre le fait de le maintenir assis de 8h à midi avant de le recevoir, le ministre intime l’ordre à son collaborateur de donner au gardien des us et coutume, un billet de dix (10000) francs CFA. Un véritable manque de respect qui découle du fait que le chef fait parti de ces rares autorités locales qui refusent de se plier à la volonté du RPT/UNIR. Ce comportement a également été observé le 13 avril 2014, lors d’une cérémonie dite d’inauguration du toit du Collège d’Enseignement Général (CEG) de Kamina, où le tout puissant préfet de l’Ogou, Allagbé Bayédjè et son collègue de l’Est-Mono, avec la complicité d’une centaine de gendarmes, ont battu, blessé et jeté en prison des jeunes de Kamina très hostiles au pouvoir RPT/UNIR.

En sa qualité d’élu de la circonscription électorale de l’Est-Mono, natif de Kamina, localité de la préfecture de l’Est-Mono, Djimon ORE manifeste sa désapprobation totale au sujet du drame que le pouvoir inflige aux populations de la dite préfecture.

Face à tout ce qui précède, il convient de relever le niveau de décrépitude avancée du RPT/UNIR qui ne cesse de se démarquer négativement, au moment où le peuple togolais aspire profondément à la vraie démocratie, à l’alternance au pouvoir, à un Etat de droit…

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