Le SYNPHOT durcit le ton : les structures sanitaires publiques et les morgues fermées

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Le SYNPHOT durcit le ton : les structures sanitaires publiques et les morgues fermées

Par Marcelle Apévi, togo-online.net

En assemblée générale ce lundi, le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a décidé de la fermeture jusqu’à libération de ses membres, les structures sanitaires publiques et les morgues. Il s’agit de l’expression d’une solidarité à leurs collègues qui font l’objet d’une cabale judiciaire sur la base d’une affaire académique qui n’a pas fini d’épuiser les voix de recours en la matière et inscrites dans les règlements de l’Université de Lomé.

Cette hausse de ton des praticiens hospitaliers ne sera pas sans conséquences pour le peuple Togolais.
Il s’agirait donc d’une invitation à celui-ci de prendre ses responsabilités pour en finir avec ce régime dictatorial et assassin qui mène la vie aux pauvres populations Togolaises.

Levée de voile sur la cabale judiciaire contre Ihou Watéba et David Dosseh

L’affaire dite de manipulation de note dans laquelle les professeurs Ihou Watéba Majesté et David Ekué Dosseh sont visés est en train de passer à une vitesse supérieure à laquelle certainement les conspirateurs n’ont pas pensé.

Suite à la crise du professeur Ihou Watéba et son admission au Centre Hospitalier Universitaire Campus pour des soins appropriés, l’opinion a une idée du fond de cette nébuleuse qui en réalité n’a pas besoin de constituer une affaire d’investigation de trop, vu que l’affaire avait déjà été réglé conformément aux règlements de l’Université de Lomé.

Le voile a été levé lorsque les Commandants Kabiya et Baoula, et le Major Tchessi ont interpellé Maître Raphael Kpandé Adzaré, avocat constitué pour la défense du professeur Ihou Watéba Majesté.

« Nos agents nous ont rapporté que vous êtes allé sur le campus universitaire haranguer les étudiants et les enseignants de la faculté des Sciences de la Santé (FSS) et ensemble avec eux, vous avez empêché les agents du SRI d’exécuter une réquisition visant à investiguer les copies d’examen des étudiants de ladite faculté pour les besoins de l’enquête. Vous faites obstruction à la justice en faisant obstacle au cours normal de l’enquête. Nous avons les yeux sur vous », ont balancé ces agents sulfureux à Maître Raphael Kpandé Adzaré, avant de le laisser partir.

Cette scène révèle les dessous de cette affaire qui ne constitue qu’un subterfuge pour voiler la face à la cabale judiciaire engagée contre le Front Citoyen Togo Debout.

Lors de la conférence de presse du front Citoyen Togo Debout, Maître Raphael Kpandé Adzaré a indiqué avoir contacté le procureur de la République qui dit ne pas être en connaissance d’une telle affaire.

La question est alors de savoir sur quelle base le SRI s’arroge le droit de prendre des initiatives d’investigation en violation de la procédure normale, si celui qui est habileté à ordonner une telle procédure n’est pas au courant du dossier.

Il ressort donc que le SRI est à la solde du RPT/UNIR qui, à travers le très suffisant Président de l’Université, Professeur Dodji Kokoroko, voudrait bien étouffer le Professeur David Ekue Dosseh engagé aux côtés du peuple pour sa libération.

Il faut rappeler que le Professeur David Ekue Dosseh est initiateur de deux organisations de la société civile à savoir le Front Citoyen Togo Debout et les Universités Sociales. Il lui serait donc reproché sa désolidarisation du la bande d’intellectuels tarés dirigée par Professeur Dodji Kokoroko pour soutenir Faure Gnassingbé et son régime dictatorial.

Il faut également préciser que le SRI se base sur des messages postés sur les réseaux sociaux et un vocal dans lequel le Professeur Ihou Watéba Majesté serait identifié, pour mener cette investigation qui viole tout principe de droit. Aussi, les convocations du SRI sont envoyées soit par WatsApp, soit par appel téléphonique, des moyens qui ne sont contenus dans aucun document juridique en matière procédurale au Togo.

Il n’ya que dans une République bananière que ces comportements qui relève de la violation des Droits de l’Homme sont constatés.

Il est alors temps que la Communauté internationale à travers la CEDEAO prenne ses responsabilités pour éviter le K.O qui profile à l’horizon parce que le peuple Togolais n’est pas prêt à accepter cette énième forfaiture.

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