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Monday, January 25, 2021

Lettre ouverte de Agbéyomé Kodjo à Faure Gnassingbé

Les unes des journaux

Lettre ouverte de Agbéyomé Kodjo à Faure Gnassingbé
Dr Gabriel Agbéyomé Messan KODJO

LETTRE OUVERTE A FAURE GNASSINGBE

Monsieur le Président,

De tout temps, l’histoire a démontré que le combat pour la démocratie sous tous les cieux particulièrement en Afrique et au Togo est avant tout un engagement d’Amour, et une volonté irrésistible, de transformer la vie de ses concitoyens, et de projeter le pays vers des horizons meilleurs.

C’est avant tout le combat pour les valeurs : primauté du mérite, de la justice, de l’équité, du respect de soi et des droits de l’Homme pour une prospérité partagée dans la solidarité envers les plus faibles.

C’est autour de ces valeurs que nous devons nous mobiliser et refuser toute transaction avec ceux d’entre nous qui se mettent en marge des lois communes que nous nous sommes données, et l’Éthique sans laquelle la politique s’assimile à la barbarie et à l’horreur dont sont coutumières les dictatures.

Le Togo aspire à l’Alternance politique et une véritable démocratie qui consacre le respect des droits fondamentaux des citoyens, la justice, une meilleure répartition des richesses nationales et la fierté d’appartenir à une même nation qui réalise une harmonieuse communauté de destin.

Cette aspiration profonde du Peuple togolais s’est matérialisée lors du scrutin présidentiel du 22 février 2020, où le peuple dans sa large majorité a arraché l’Alternance par les urnes. Ce qui n’est pas de votre goût d’où votre décision de confisquer par tous les moyens la belle victoire du Peuple togolais.

Par la présente, en ma qualité de Président démocratiquement élu du Togo, il me paraît utile de vous relever que rien ne justifie le harcèlement dont je suis l’objet par vos soins tendant visiblement à m’arracher la vie depuis le scrutin présidentiel du 22 février 2020.

Déjà vers 20 heures le jour du scrutin où les résultats nous donnaient largement gagnant dès le 1er tour, mon domicile fut placé en état de siège ainsi que celui de Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO.

Ceci pour éviter tout rassemblement d’effusion de joie des populations pour la célébration de l’Alternance advenue. Le débit de l’internet réduit, mon téléphone et ceux de mes proches collaborateurs placés sous statut d’appel restreint.

Informés des manœuvres partisanes en cours pour vous déclarer vainqueur du scrutin que vous avez perdu, nous avons décidé de prendre les Togolais et la communauté internationale à témoin en proclamant notre victoire avec un score oscillant entre 59 et 61% sur la base des témoignages de nos représentants dans les bureaux de vote dans la matinée du 23 février 2020, ces chiffres ne sont pas très éloignés du chiffre publié par un diplomate américain sur la base des éléments du scrutin fournis par câble diplomatique au département d’État américain, qui nous plaçaient gagnant à 67%.

A partir de cette publication mon quartier est devenu un camp militaire où vous avez fait déployer tous les corps de l’armée, des chars, des hélicoptères et des drones, avec plus cinq cents éléments des forces défense et de sécurité lourdement armés, qui quadrillaient le quartier sur un rayon de 500 mètres, avec interdiction pour moi et ma famille de faire le moindre mouvement de sortie et d’entrée, empêchant ainsi l’approvisionnement en vivres et en médicaments.

Pour mémoire, dans la nuit du 23 février 2020, alors que le centre de compilation est mis en vacance, vous avez fait publier des résultats imaginaires par le Président de la CENI avec la complaisance pathétique des Chefs de mission de l’Union Africaine et de la CEDEAO en violation du code électoral, et du protocole de toute observation internationale des élections.

Pour avoir été plusieurs fois Chef de mission d’observation électorale, je sais d’expérience les contraintes exigeantes de la mission, hors de toute perspective de compromission.

Sans avoir réuni l’ensemble des 9389 procès-verbaux de l’ensemble des bureaux de vote via les CELI, (Commission Électorale Locale Indépendante) et sans avoir procédé à leur vérification et organisé une plénière de validation suivie de certification, aucune proclamation de résultats fut elle provisoire n’est possible.

Cette chaîne d’activités obligatoires ne peut s’accomplir en une journée au Togo en l’état actuel des infrastructures disponibles, c’est la raison pour laquelle le législateur a prévu six (6) jours à compter de la clôture du scrutin.

Comment pouvez-vous convaincre les Togolais et la communauté internationale de la sincérité de ces résultats et de la transparence du scrutin ?

Une des preuves qui ont exposé la manœuvre de tricherie organisée se trouve dans le fait que la certification des résultats apocryphes a eu lieu le 25 février 2020, en violation du code électoral.

Celle-ci précède toujours toute proclamation des résultats provisoires sans oublier que ce n’est après la publication des résultats inventés que la plupart des procès-verbaux ont atterri à la CENI, selon des témoignages recueillis auprès des commissaires de cette institution.

Ce n’est donc pas sans raison qu’aucune formation politique sur l’échiquier national n’a reconnu votre victoire, parce qu’elle soulève un sentiment dubitatif, un véritable coup de force dénoncé par la Conférence épiscopale du Togo (CET) qui dans sa déclaration du 01er mars 2020 vous a exhorté au rétablissement de la vérité des urnes pour résoudre le contentieux post électoral, et restaurer la confiance.

Déjà le 28 février 2020, le Front Citoyen « Togo Debout » par communiqué de presse, appelait le peuple à se mobiliser pour arracher la victoire du candidat du MPDD porté par la Dynamique Monseigneur KPODZRO (DMK).

C’est aussi pour les mêmes raisons que le Département d’État américain, vous a exhorté à faire publier les résultats bureau de vote par bureau de vote, et que le Collège des Ambassadeurs des pays occidentaux, le G5, vous a invité à produire les procès-verbaux attestant votre victoire. Aucune de ces diligences ne fut suivie d’effet !

Je passerai sous silence les manœuvres maladroites grotesques et déshonorantes visant à obtenir une légitimité internationale de substitution opposable à celle des urnes qui est le déterminant de la souveraineté et des principe démocratiques, et qui fonde la légalité et la légitimité du pouvoir politique.

Pour me faire taire à me contraindre à abandonner toute revendication, vous avez fait lever le 16 mars 2020 ma double immunité parlementaire, une première dans l’histoire de notre pays, et pour quels chefs d’accusation ? Le drapeau togolais reçu des mains de Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO, au cours d’une messe d’action de grâce le 01er février 2020 à la Paroisse Saint KIZITO de Tokoin Doumasséssé pour le succès de son candidat ? Le message adressé pendant la campagne aux Forces de défense et de sécurité (relativement à l’amélioration de leur condition de vie et de travail) qui font partie intégrante du corps électoral ? La nomination le 02 mars 2020 d’un Premier Ministre pour qu’il soit le porte voix du Peuple togolais si la forfaiture de la CENI était confirmée par la Cour constitutionnelle ? Enfin le rétropédalage de Mohamed LOUM, qui accuse finalement votre pouvoir d’avoir orchestré lui-même les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara afin d’arrêter des leaders du Collectif Sauvons le Togo (CST) afin de mettre sous éteignoir l’opposition togolaise ?

Faut-il rappeler que ces nouvelles déclarations de Mohamed LOUM, notre principal accusateur dans l’affaire des incendies, n’ont pas fait l’objet d’un démenti officiel nonobstant l’exigence de redevabilité qui s’impose aux gouvernants ; principe de gouvernance vertueuse que vous appelez diffusion de fausse nouvelle.

J’ai passé arbitrairement quarante (40) jours de prison dans cette affaire sans y être impliqué ! Rappelons que les auteurs de l’incendie criminel des marchés de Kara et de Lomé intervenu le 12 janvier 2013, sont tapis dans votre ombre assurés de leur impunité.

Est-ce cela la somme des éléments qui fondent la procédure criminelle déclenchée contre ma personne et celles de mes trois autres Collègues que sont Mme Brigitte Kafui JOHNSON-ADJAMAGBO, M. Fulbert ATTISSO et M. Marc MONDJI respectivement Porte-Parole, Coordonnateur Général de la DMK etAssistant personnel de l’Archevêque Émérite de Lomé, Monseigneur KPODZRO ?

Avouons tout de même que c’est fallacieux au regard des faits délictueux et criminels dont le pays charrie au quotidien et plus récemment encore dans le domaine des finances publiques sans que les auteurs ne soient nullement inquiétés, et qui resteront certainement impunis.

A partir de la levée de mes immunités parlementaires en dépit de ma qualité de haut serviteur de l’État, vous m’avez traité comme un citoyen fautif, exposé à toutes les persécutions inimaginables et des humiliations indicibles que la pudeur m’interdit de décrire dans le menu détail.

Comment un Chef de famille peut-il voir insensible face à une horde de policiers dépourvue de mandat d’amener, qui, après avoir tout saccagé dans son domicile, molester, humilier, menotter, plaquer au sol sa femme, ses enfants, ses frères et cousins, ses collaborateurs et soutiens, et filmer de surcroît la scène ? Chaque être humain a droit à la dignité, au respect de ses droits fondamentaux.

Pourquoi faire subir ces châtiments obscènes à ma famille nullement impliquée dans le contentieux électoral ?

Vous avez dans la foulée fait embarquer une trentaine de jeunes venus m’apporter leur soutien et surpris par le couvre-feu dont les dessous cachés sont bien connus de vous, que vous avez fait jeter en prison pendant quatre mois après un procès expéditif sans la présence de leurs avocats, en violation de leur droit à la défense.

Que dire du Prophète Esaïe, qui croupit encore dans vos prisons pour un délit d’opinion en raison de sa proximité avec la DMK ? Quel crime a commis M. Otto APEDO, Conseiller Spécial Chargé de la logistique de ma campagne pour être violenté devant sa femme et ses enfants avant d’être enlevé nuitamment le 09 mars 2020, son domicile saccagé, ses biens vandalisés, lui-même torturé pendant plusieurs semaines en lieu tenu secret avant d’être libéré le 14 mai 2020 ?

Dans cette histoire de contentieux électoral, mon quartier a connu le siège d’une partie de l’armée du 22 février au 25 avril 2020. Ma vie fut menacée à plusieurs reprises, ce qui a contraint le plus vieil évêque du Togo, âgé de plus de 90 ans, Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO à élire domicile en ma résidence pendant soixante-dix (70) jours, et vous êtes loin d’imaginer le traumatisme que cela a pu engendrer au niveau de ma famille et de son environnement.

Certains habitants du quartier ont fait un AVC, d’autres ont quitté définitivement le quartier en raison des violences subies. Mes propres enfants n’ont pas échappé à cette barbarie avec toutes les conséquences collatérales.

Vous avez voulu qu’en dépit de la victoire du peuple dont je suis le dépositaire que je reconnaisse la vôtre fabriquée, virtuelle, contre un poste de Premier ministre avec des avantages et privilèges. C’est dans cette perspective que j’ai reçu plusieurs de vos émissaires, le Ministre Atcha DEDJI, dans un premier temps, et le Général Ministre Damehane YARK, dans un second temps par l’entremise de Me Martial AKAKPO.

Ce dernier craignant vos représailles, simule dans la presse récemment une amnésie faisant croire à l’oubli de la conversation que nous eûmes, au cours de laquelle il m’annonçait avoir pris connaissance de ma large victoire de retour d’une mission à l’étranger et il s’inquiétait du sort du Prélat s’il advenait que je cédais à votre volonté en acceptant l’offre.

La troisième initiative est celle conduite par Monseigneur Nicodème BARRIGAH à la suite du message que deux de vos émissaires le Ministre Gilbert BAWARA et SEM Marc VIZY Ambassadeur de France au Togo, lui ont apporté le 20 avril 2020, selon lequel vous reconnaissez la victoire de la DMK, tout en cherchant un accord de répartition des rôles, vous à la Présidence de la République, et moi à la Primature avec des pouvoirs plus étendus.

Nous avons accepté le principe de vous rencontrer pour ce dialogue bilatéral mais la même nuit nous fûmes attaqués par des éléments armés qui ont commencé à prendre position dans toutes les maisons contiguës à la mienne, un mode opératoire qui laissait présager le pire, au point que Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO fut obligé de lancer un cri de détresse sur la Chaine de Télévision Internationale Tempo Afric TV et les réseaux sociaux.

Nous n’avons pas dormi cette nuit, et le lendemain le 21 avril 2020 à l’aurore ce fut la plus grande catastrophe. Un assaut militaire d’une intensité incompréhensible et inappropriée exécuté par des unités d’élite des corps spécialisés de l’armée, rompus au combat et aux opérations de lutte contre le terrorisme. Le portail du domicile fut défoncé par un blindé de la Gendarmerie canon devant ; tous nos biens saccagés dans la résidence et toute la maisonnée violentée.

Conduit manu militari à la gendarmerie, j’y passerai quatre jours (4) jours dans des conditions exécrables, dormant à ras le sol alors que je souffrais d’une lombo- sciatique que les médecins de cette institution ont attestée et recommandé une hospitalisation urgente pour prévenir une paralysie.

Ce délai de garde à vue passé, je fus conduit chez le Procureur de la République puis chez le Doyen des Juges pour une mise en examen avant d’obtenir une libération conditionnelle le 24 avril 2020 à minuit sous deux astreintes : s’abstenir de toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du scrutin présidentiel du 22 février 2020 alors que nous sommes dans un contentieux électoral et que nous estimons légitimement avoir été privé de notre gain électoral, et s’abstenir de tenir tout propos, de faire toute déclaration, ou d’adopter toute attitude, tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Ces mesures violent deux droits fondamentaux constitutionnels des citoyens, et la Charte des partis politiques, que sont la liberté d’opinion et le droit de contribuer et d’animer la vie publique de son pays. Et comme tout cela ne suffit pas, vous avez fait lancer un mandat d’arrêt international contre ma personne le 10 juillet 2020, pour m’obliger à m’éloigner du pays.
Ma seule faute c’est d’avoir eu la faveur des urnes le 22 février 2020, un crime de lèse-majesté !

Je vis depuis plusieurs mois dans la clandestinité en raison de la violation de mes droits fondamentaux de citoyen, et des menaces constantes d’assassinat qui pèsent sur ma vie. Je précise avoir saisi le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU d’un recours car à mon sens, partagé par de nombreux experts, les agissements ci-avant dénoncés, constituent des atteintes graves à mes droits et libertés et ne peuvent avoir été commis impunément.

Tous les Togolais ont été témoins des manœuvres déloyales de vos soutiens lors du scrutin pour vous faire triompher, mais en dépit de toutes ces pratiques irrégulières et illégales, de l’avis unanime de tous vous avez été largement atomisé.

C’est pourquoi au regard de ce qui précède, je vous demande au nom de la dignité humaine, du respect de la souveraineté populaire, de la justice, de l’éthique et de la morale républicaine, de prendre rapidement les dispositions idoines pour un transfert pacifique du pouvoir.

Notre obligation est de décliner à travers le choix de programme de société plébiscité le 22 février 2020, une gouvernance attentive aux besoins de la population à travers un État compétent qui offre une vision claire de l’avenir aux générations présentes et futures.

Nous avons, toujours estimé que l’homme doit être au début comme à la fin du champ politique, “le seul être à côté duquel il n’en existe pas de plus grand”.

Nous avons ensemble, vous et moi, la responsabilité historique de faire rentrer le Togo dans une nouvelle ère de démocratie, de paix, de justice sociale et de prospérité partagée pour tous.

De notre choix éclairé dépendra avant tout notre propre avenir que celui des Togolais résolument décidés à vivre décemment et en toute dignité. Je nous souhaite de tout Cœur que l’Amour l’emporte sur la Haine, et l’obsession du pouvoir. Le fauteuil de la « Présidence de la République » n’appartient ni à vous, ni à moi, mais au Peuple togolais, qui seul en toute souveraineté me l’a brillamment attribué le 22 février 2020 à la face du monde dans la pleine conscience du destin auquel il aspire.

Le Togo est un vivier de compétences, et le recours et l’usage abusif de l’intelligence des armes pour résoudre les conflits est rédhibitoire, et ne saurait construire une nation unie, prospère et solidaire. Au contraire, il est source de destruction. J’espère que ce n’est pas l’ultime choix que vous avez fait par Amour pour vous même, votre famille biologique et politique.
Recevez mes salutations républicaines.

Dr Gabriel Agbéyomé Messan KODJO

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