Les OSC mettent en garde contre tout compromis au nom du peuple togolais

Togo : Les Organisations de la Société Civile mettent en garde contre tout compromis au nom du peuple togolais
Les Organisations de la Société Civile en conférence de presse à la maison de la santé ce 18 Septembre 2017

Par Marcelle Apévi, togo-online.net
Plus les jours passent, plus les initiatives se multiplient, plus les discours se prononcent, plus le peuple togolais reste vigilant quant à la revendication principale qui sous-tend sa mobilisation sans cesse croissante.

Pourchassé, tué, emprisonné, battu… par des forces dites de l’ordre et de sécurité sans oublier les militaires, forces armées donc, le peuple togolais ne baisse pas de garde. Comme un seul homme, il s’est prononcé clairement les 6 et 7 septembre, à travers des manifestations qui ont débouché sur des répressions barbares. Des forces armées ont défoncé des portes et allez jusqu’à mater d’honnêtes citoyens dans leur chambre.

Très indignées de ce comportement digne d’une autre époque, des organisations de la Société Civile à savoir APED, CACIT, CEJP TOGO, FLAMBEAU CITOYEN, LTDH, NUBUEKE, RAMEAU DE JESSÉ, STT, SYNPHOT, UST et WINIGA ont, lors d’une conférence de presse animée ce lundi 18 septembre à la maison de la santé, siège du SYNPHOT et de la STT à Lomé, ont condamné avec fermeté la brigade et le mépris avec lesquels le gouvernement réagit aux revendications légitimes des citoyens.

Sur la question des réformes, vu les polémiques qui s’alimentent autour du sujet, les Organisations de la Société Civile estiment que seule la constitution du 14 octobre 1992 ne vise personne. Selon eux, elle est neutre et revêt les caractères cardinaux d’une loi en ce qu’elle est générale, impersonnelle et obligatoire.

Ainsi s’associent-elles à la position de la Conférence des Évêques du Togo (CET), position réitérée par celles-ci au président de la commission de la CEDEAO, Marcel Désormais le 13 septembre dernier, au cours de leur rencontre où a été débattu la situation qui prévaut au Togo.
Selon les organisations de la Société Civile, le président de la commission de la CEDEAO a rassuré et affirmé que la commission sera du côté du peuple togolais comme elle l’a été en Gambie.

Engagées pour que seule la volonté du peuple triomphe, les Organisations de la Société Civile demandent aux populations togolaises de rester mobilisées pour des valeurs et des principes d’intérêt national.

Elles invitent donc le peuple togolais, au pays et à l’étranger, à se mobiliser les 20 et 21 septembre 2017 pour exiger le retour à la Constitution du 14 octobre 1992, un retour dont la conséquence logique, le départ de Faure Gnassingbé continue de susciter de réflexions profondes. Selon Maître Raphaël Kpandé ADZARE, président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), logiquement, le retour à la constitution de 1992 devra déboucher sur une période transitoire où seront opérées des réformes notamment des institutions de la Républiques, la Cour Constitutionnelle, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), où sera également réglé le problème du fichier électoral entre autre, avant d’aller à une élection pour choisir sur la base de la constitution ressuscitée, sur des bases de la vraie démocratie, le dirigent digne du Togo.

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