OTR : Henry Gapéri vers la sortie ?

Henry Gapéri, Commissaire général de l'Office togolais des recettes (OTR)
Henry Gapéri, Commissaire général de l'Office togolais des recettes (OTR)

Henry Gapéri, Commissaire général de l'Office togolais des recettes (OTR)
Henry Gapéri, Commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR)
L’Office togolais des recettes (OTR) est sous le feu des critiques. La structure chargée de mobiliser les ressources internes gêne par ses méthodes de fonctionnement. Malgré les campagnes médiatiques, notamment l’émission « Le contribuable » qui vise à expliquer ses actions, l’OTR peine à se faire adopter par l’ensemble de la population. Il est décrié au point que les rumeurs font état de ce que son Commissaire général, le Rwando-canadien Henry Gapéri serait sur la sellette.

La nouveauté apportée aurait montré ses limites car les performances actuelles sont en deçà des attentes. Les recettes diminueraient, selon les sources. Du coup, la grogne s’intensifie sur l’OTR et certains n’hésitent pas à militer en sourdine pour l’éjection de son patron. Ce dernier constitue un gouffre financier pour la régie financière. Le Commissaire général est gracieusement payé. Ses dépenses et celles de ses conseillers reviennent à plusieurs dizaines de millions de FCFA à l’Etat. Des chiffres qui font tourner la tête et révèlent la contradiction qui entoure la supposée mobilisation des ressources. En clair, Gapéri est budgétivore. Un paradoxe criard et qui laisse perplexe le citoyen qui est sans cesse soumis au redressement fiscal, et qui en plus, doit faire avec la facture normalisée, les fameuses innovations qui portent la signature de Gapéri.

Pendant que le Commissaire général de l’OTR semble poussé vers la sortie, il convient de noter ce qui apparaît comme un manque de souveraineté. En effet, la fonction qu’occupe Henry Gapéri est hautement stratégique, surtout qu’elle concerne une part très importante de l’économie nationale. Il faut le rappeler, l’Office togolais des recettes est né de la fusion. Loin de toute idée xénophobe, confier une telle responsabilité à un étranger s’avère un déni de compétence aux nationaux. De plus, c’est remettre entre les mains d’un étranger, l’une des portes d’entrée de votre maison. Il peut à tout moment l’utiliser contre vous lorsqu’il serait en situation de faiblesse. En d’autres termes, c’est comme on a confié un poste ministériel au Commissaire général de l’OTR. Ce qui, sous d’autres cieux, ne se produirait jamais.

Pour l’heure, l’éjection du Commissaire général, ce ne sont que des rumeurs. Mais quand elles deviennent persistantes, ça devient clameur. Pour le moment, Henry Gapéri a le soutien de ses parrains. Il est le protégé du ministre de l’Economie et des Finances, Adji Otèth Ayassor. Ce dernier aurait fait des pieds et des mains pour que son « filleul » soit le Commissaire général. A voir de près, Henry Gapéri représenterait des intérêts divers tapis dans l’ombre. La lutte pour la tête de l’OTR ne fait que commencer. Mais déjà, elle s’annonce âpre et s’apparente à la nuit des longs couteaux. Gapéri partira ou partira pas ? Les mois à venir nous situeront.

Anani GALLEY
L’ALTERNATIVE – N°460 du 25 Septembre 2015

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