OTR, trouvailles du RPT/UNIR pour affamer le peuple

OTR, trouvailles du RPT/UNIR pour affamer le peuple?

Ce troisième quinquennat de Faure Gnassingbé, fait trop mal au peuple togolais. A la cherté de la vie et aux conditions désastreuses dans lesquelles opèrent les hôpitaux du Togo, et aussi aux mesures contraignantes fixées par l’Office Togolais des Recettes (OTR) vis-à-vis des opérateurs économiques, viennent s’ajouter cette décision de forcer la main aux meuniers d’augmenter le prix de la mouture du bol de maïs. Précédemment négociable et variable entre 100 francs et 125 francs cfa, le prix de la mouture du bol de maïs est désormais fixé à 150 francs cfa. Cette décision inique corse la misère de la majorité qui est contraint de subir la loi de la minorité riche.

Par Marcelle Apévi – togo-online

OTR, trouvailles du RPT/UNIR pour affamer le peuple?

Pensé pour redresser l’économie du Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR) et devenu une machine qui triture la majorité des togolais déjà affaibli par le coup de la vie. Les ex agents des douanes et des impôts ont été malheureusement sacrifiés sur l’hôtel des réformes qui ont donné naissance à l’OTR. Cet instrument presse les togolais comme des citrons, les opprime, les pousse à bout de souffles, bref l’OTR mène la vie dur aux togolais. Les sociétés et entreprises privées ont vu en moins de deux ans, leur chiffre d’affaires dégringoler tout simplement parce que les taxes perçues par l’OTR sont au-dessus de la norme, viennent s’ajouter les fameux redressements fiscaux à travers lesquels Henry Gapéry et ses amis infligent de lourdes sanctions inexplicables, inadmissibles et increvables aux opérateurs économiques. L’exemple de la Brasserie de Lomé sommée de payer une pénalité d’environ 58 milliards de Francs cfa à l’OTR, idem pour l’Hôtel Eda Oba qui devait verser la bagatelle somme de 33 milliards de francs cfa comme pénalité.

Nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour dénoncer ces comportements rétrogrades qui amènent beaucoup d’opérateurs économiques à mettre les clés de leurs sociétés et entreprises sous le paillasson. Conséquence immédiate, augmentation du taux de chômage et d’insécurité. Malgré les dénonciations, l’OTR poursuit son bon homme de chemin et multiplie ses victimes.
Dans un passé récent, nous faisions cas du déboulonnage de têtes de moulins dans un quartier de la préfecture du Golfe par l’OTR, sous prétexte que le meunier n’était pas en règle vis-à-vis de l’Office, suite à des taxes infligées à tord.
La semaine dernière, l’OTR qui ne faiblit pas quant à son plan macabre d’étouffement de l’économie togolaise, contrairement à sa mission de renflouer les caisses de l’Etat, a effectué une tournée théâtrale dans la capitale pour contraindre les meuniers à augmenter le prix de mouture du bol de maïs.

Comment procède-il ?

Pour avoir une idée sur le prix que pratiquent les meuniers, les agents se déguisent et munis d’un vase contenant un bol de maïs, ils demandent la faveur aux meuniers de leur vendre leur service à 100 ou 125 francs le bol. Dans certains cas, ils se cachent et envoient des jeunes filles ou des enfants rencontrés dans le voisinage des moulins. Lorsque les meuniers acceptent la faveur, le temps leur est laissé de moudre le maïs et de toucher le montant dû. Lorsque c’est fait, les agents débarquent et déboulonnent la tête des moulins, tout en sommant le meunier disent-ils pris en flagrant délit, de payer 30000 francs CFA avant de retirer les pièces de leur appareil de travail, dans un premier temps déposé au bureau du service OTR le plus proche.

Cette méthode peu orthodoxe semble contradictoire à la loi qui interdit de fabriquer des preuves pour culpabiliser un citoyen. Raison pour laquelle le principe de corrupteurs et de corrompus est utilisé très souvent dans des cas précis.
Ici, la méthode rime avec ce principe et fait des agents de l’OTR, des corrupteurs, et des meuniers, des corrompus. Bizarrement, de façon tout à fait incongrue, c’est le corrupteur (OTR) qui sanctionne le corrompu (meunier), et au nom de la loi.

Au demeurant, cette méthode est mise en branle pour empêcher le peuple de la majorité de moudre son maïs conformément au moyen dont-il dispose. Il devient dans ce cas très dangereux pour ce peuple qui se meurt sous le coup de la précarité, de la vie chère, de l’État de vétusté des hôpitaux, le tout face à un pouvoir d’achat très faible.

Malgré le cri de détresse sans cesse croissant poussé par le peuple, le système durcit le ton et enfonce le clou dans la plaie béante qui gangrène le quotidien de la majorité, tout en enrichissant la minorité déjà riche sous le coup de détournement et de mains basses sur les deniers publics.

Malheureusement, tout ceci se passe au cœur d’un mandat dit social qui a du plomb dans les ailles. Mandat au nom duquel il est devenu plus difficile à la majorité de se faire soigner convenablement dans les hôpitaux publics du Togo, aux étudiants d’étudier dans de conditions humaines, aux enseignants d’exercer dans de bonnes conditions…

Le mandat social de Faure Gnassingbé est donc devenu suicidaire au bas peuple, tandis que la majorité, elle évolue dans l’opulence absolue et mène une vie sultanesque.

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