Piraterie : le Togo veut se jeter en mer

Robert DUSSEY
Robert DUSSEY

La sous région ouest africaine est confronté depuis quelques années aux problèmes de piraterie maritime. Le Togo notre pays, a fait de la lutte contre ce fléau son cheval de bataille. Elle abrite à cet effet en Octobre 2015, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de l’union africaine afin de débattre sur ce mal et de trouver les voies et moyens pour pouvoir y faire face.
Ces dernières années, les attaques de navires commises par des pirates, en particulier dans la sous région, n’ont cessé d’augmenter. De vastes étendues maritimes sont ainsi concernées, ce qui rend la prévention de telles attaques extrêmement difficile.

Le phénomène prend de l’ampleur en Afrique de l’ouest. Durant les trois premiers trimestres de l’année 2013, 40 attaques ont été perpétrées dans cet espace soit l’équivalent de 7 bateaux sur 10 attaqués dans le monde entier selon une enquête du Bureau International Maritime.

La piraterie maritime touche les principales voies de navigation et met en danger la vie des marins, des passagers et dont plusieurs centaines d’entre eux sont pris en otages chaque année.

Des millions de dollars sont versés aux pirates pour payer les rançons. Ces sommes seraient divisées entre les pirates, leurs chefs et ceux qui les financent. Les renseignements recueillis montrent qu’une partie de ces fonds est réinvestie à l’étranger par l’intermédiaire d’émigrants.

Le Togo est préoccupé par ce mal et mènent depuis quelques temps des actions à savoir la formations des marins togolais afin de pouvoir venir à bout de phénomène. Présent à Malabo en Guinée Equatoriale lors de la 25ème session du Conseil Exécutif de l’Union Africaine, Robert DUSSEY ministre en charge de la diplomatie togolaise a émis le vœu d’organiser un sommet extraordinaire : ‘’ L’organisation d’une conférence sur la sécurité maritime serait la démonstration que l’Afrique s’est résolument engagée à faire en sorte que les mers et les océans soit protégés et sécuriser afin que les populations profitent pleinement de l’énorme potentialité économique dont elles regorgent’’. C’était donc en ses termes que Robert DUSSEY soutenait son souhait d’organiser un sommet sur la sécurité maritime au mois de Juin 2014 à Malabo.

Ce sera désormais chose faite! L’idée est validée par les chefs d’Etat de l’Union.
Le Togo organise en Octobre 2015 le sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de l’Union Africaine sur la sécurité maritime. Elle serait intitulée ‘’Conférence africain sur la sécurité maritime’’ et connaitra la participation des dirigeants africains et les pays concernés par la piraterie maritimes comme les Etats Unis, le France, l’Espagne, la Grande Bretagne etc. …

Outre la piraterie, cette réunion internationale s’intéressera à la lutte contre le terrorisme, au trafic de stupéfiants, à la pêche illicite, à la pollution marine et à l’immigration clandestine.

L’objectif visé est de permettre aux dirigeants ouest africains de prendre des mesures préventives et défensives contre cette autre forme de criminalité.

Le continent africain riche de ses matières premières et de son dynamisme peut se prévaloir aujourd’hui d’une croissance économique forte, la piraterie en mer et le brigandage, deux versions d’un même fléau, continuent à faire peser sur le principal moteur des flux économiques panafricains, « une menace toute particulièrement inquiétante » a souligné le chef de la diplomatie togolaise.
L’organisation de ce sommet sera un grand défi que le Togo aura à relevé surtout quand on pense aux enjeux de la sécurité maritime.

Les enjeux de la sécurité maritime

Le domaine de la sécurité maritime présente de multiples enjeux.

Ils sont d’ordre sécuritaire par rapport aux personnes et des biens. Pour les marins, les passagers, les navires, et les usagers de la mer et des littoraux sans oublier les nombreuses épaves en eaux peu profondes, outre qu’elles sont une source de pollution deviennent aussi une source de risque d’accident pour d’autres navires.

L’environnement et l’aspect sanitaire ne sont pas non plus à négliger dans cette question de sécurité maritime quand on sait que le transport maritime est une source de transferts de microbes et propagules à potentiel épidémique.

De nouveaux risques se présentent avec le transport des déchets nucléaires, d’eaux de ballast et la circulation de navires ou sous-marins à propulsion nucléaire, et éventuellement armés d’engins nucléaires.

Les enjeux de la sécurité maritime sont surtout d’ordre économique. La perte d’un navire et de sa cargaison est une perte de valeur, de même que la pollution induite par les naufrages, elle coûte cher aux assureurs. Ceci est particulièrement vrai pour les navires géants ou transportant des matières précieuses.

L’environnement maritime pose des problèmes particuliers. Au vu de tout ceci, quelles seront les propositions des autorités togolaises pour renforcer la capacité sous régionale en matière de lutte contre fléau ? En tout cas elles ont encore un peu de temps afin de bien se préparer et pour pouvoir relever le défi qu’elle s’est donnée, celle de la ‘’sécurité maritime’’. C’est ce qu’on appelle la diplomatie ; celle qui rassemble les Etats autours des problèmes communs pour des solutions communes/ Le Togo devrait en tirer naturellement beaucoup d’avantage et l’obligation est de mise pour que les objectifs soient atteints.

Richard AZIAGUE

Source: independantexpress

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