Présidentielle de 2020: La CENI rejette le dossier de Komi Wolou

Présidentielle de 2020: La CENI rejette le dossier de Komi Wolou
Prof. Agrégé WOLOU Komi, Secrétaire national du PSR

Par Serge Lemask, togo-online.net
Le candidat du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), le Professeur Komi Wolou ne pourra pas participer à la présidentielle du 22 février 2020. Pour cause, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rejetté son dossier de candidature, parce que ne comportant pas le récépissé du paiement définitif de la caution (20 millions de Fcfa). Un rejet qui d’après le professeur viole les dispositions du code électoral mais aussi une source d’insécurité.
Point n’est besoin de rappeler que la date de dépôt de candidature est maintenue sur ce mercredi 8 janvier.

Communiqué du Pacte Socialiste pour le Renouveau

Par un communiqué datant du 7 janvier 2020 (hier), la CENI informait les candidats aux élections présidentielles qu’ils doivent compléter leur dossier avec un récépissé attestant du paiement de la caution alors que dans leur communiqué initial relatif aux pièces à fournir pour le dépôt de la candidature, cette exigence n’était pas, à juste titre, mentionnée.

En effet, conformément à l’article 155 du code électoral et à la pratique dans notre pays, les cautions ne sont payées qu’une fois le dossier de candidature étudié et validé. C’est ce qui résulte de l’article 155 al. 2 aux termes duquel « Un récépissé définitif est délivré au candidat après versement de la caution ». L’évocation du récépissé définitif signifie sans doute qu’il y a un récépissé provisoire lors du dépôt de candidature.

Malgré ces exigences claires de la loi, la CENI a refusé d’enregistrer ce matin la candidature du Professeur WOLOU Komi au motif qu’il ne comportait pas le récépissé du paiement de la caution.

Ce changement brusque dans l’attitude de la CENI (à quelques heures de la clôture des candidatures) est non seulement une violation des dispositions du code électoral mais aussi une source d’insécurité juridique. Il constitue une atteinte aux droits de l’homme en ce qu’il viole l’article 21.2 de la déclaration universelle des droits de l’homme aux termes duquel « Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays ».

Ce revirement de la CENI qui conduit à imposer un court délai pour le paiement de la caution en violation de la loi vise à écarter une candidature sans doute gênante. Nous tenons à rappeler à la CENI son obligation d’impartialité et de respect scrupuleux de la loi. La violation répétée de la loi porte les germes des troubles sociaux aux conséquences imprévisibles.

Fait à Lomé le 08 janvier 2020
Le Secrétaire national
Prof. Agrégé WOLOU Komi

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