En prison, les trois membres de « NUBUEKE » privés de la visite des défenseurs des droits de l’homme

En prison, les trois membres de « NUBUEKE » privés de la visite des défenseurs des droits de l’homme
Joseph Eza, vice-président du mouvement citoyen NUBUEKE

Par Serge Lemask, togo-online.net

Après leur détention au SRI, les trois membres du Mouvement « NUBUEKE » ont été déférés à la prison civile de Lomé dans la nuit du mardi. Le comble est que des consignes seraient données par les autorités pour que ces derniers ne reçoivent pas la visite des défenseurs des droits de l’homme. La preuve, alors qu’il s’est rendu hier à la prison civile de Lomé pour rendre visite aux trois détenus, Emmanuel Sogadji de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) a été empêché de les voir.

Nous venons de faire un déplacement ce matin pour voir les trois membres du mouvement NUBUEKE, déposés hier nuit 31/10/2017 à la prison civile de Lomé. J’ai été personnellement empêché de voir les trois camarades.

A peine la discussion a débuté avec Mensan Kokodoko, un agent pénitencier est venu me faire signe de la part du Chef de Prison. Ce dernier me demande si j’ai une autorisation en tant que défenseur des droits de l’homme et que d’ailleurs il ne me connaît pas.

Il poursuit en disant que les défenseurs des droits de l’homme qui viennent rendre visite aux détenus, ils les connaissent. Que si je veux discuter avec les détenus à la PCL, je dois lui montrer un papier qui m’autorise à visiter les détenus en prison. Je lui ai fait savoir que je suis là en tant que simple citoyen et que je suis d’ailleurs passé dans le circuit ordinaire qui consiste à payer un ticket à l’entrée de la PCL. Malgré toutes mes explications au chef de prison, son refus a été catégorique.

Cette attitude m’amène à penser que des consignes seraient donnés à l’endroit de certains défenseurs des droits de l’homme, car au moment où nous nous sommes empêchés de voir les détenus, des confrères d’une organisation sœur sont restés dans l’enceinte de la PCL…

Nous tenons à réaffirmer notre conviction dans notre lutte pour la promotion, la protection des droits de l’homme et les libertés fondamentales même dans les conditions misérables.

Notre espoir est en Dieu car il est le chef d’État major qui ne perd jamais de bataille.

Fait à Lomé, le 1er/11/2017

Emmanuel Sogadji de la LTDH

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