Togo : Amza Titikpina construit une tour au milieu des affamés à Tchamba

Togo : Amza Titikpina construit une tour au milieu des affamés à Tchamba
Maison de Titikpina Amza à Tchamba

Par K. Monzonla

La fameuse minorité qui s’accaparre les ressources du Togo a bel et bien un visage. De Faure Gnassingbé au dernier rescapé des reptiles, le système clanique des Gnassingbé poursuit de façon toute faite insolente le pillage des biens du pays qu’ils assimilent tous à un héritage laissé par le feu général sanguinaire Gnassingbé Eyadema.

C’est malheureusement en cela que se résume cette triste réalité qui contraste avec la pauvreté ambiante qui règne au pays, au coeur d’une grogne sociale sans cesse grandissante, soumises manifestement au crépitement des ces armes avec lesquelles le peuple est réprimé, oppressé et opprimé.

En effet, au milieu d’une population de Tchamba constamment appauvrie, Titikpina Amza, puis que c’est lui qui nous intéresse dans cet article, frère du général Atcha Titikpina, dans les années quatre vingt dix, était un enseignant vacataire à Hohotoe. Aujourd’hui il dort sur une fortune monstre estimée à plusieurs dizaines de milliards de francs cfa, sans avoir su inventer un fil à couper du beurre.

Il se compte parmi la quarantaine de milliardaires fabriqués par Faure Gnassingbé en seulement onze années d’accaparement du pouvoir.

Comment Amza Titikpina a-t-il acquis cette fortune insolente?

Propulsé directeur financier de l’Office Togolais des Phosphates (OTP) à Paris, Amza Titikpina a réussi à détourner des milliards, au même moment qu’il alimentait les vases communicants du pouvoir.

Selon un article publié par nos confrères de koaci.com, Amza Titikpina serait comparable à un plombier de Tchamba qui a réussi à se fabriquer disposait d’autres robinets qui échappaient au pouvoir et qui lui permettait de vivre sans inquiétude. Son soutien était son frère, général Titikpina alias *chaya, cha me dépache*. Ce dernier lui servait de couverture et en contre-partie, il lui envoyait régulièrement quelques milliards.

Très vite il sera découvert et mis hors d’état de nuire à Paris. Malheureusement pour l’économie togolaise, Amza Titikpina, celui dont les mérites émanent de son grand frère, atterit de nouveau à nouveau à l’OTP mais cette fois-ci en tant que chef de logistique. L’apprenti voleur devenu maitre déploie comme il sait bien le faire, là aussi, son arsenal de pillage pour anémier la compagnie. En témoigne le déclassement des camions et rachat de ceux-ci par une société écran en son nom qui reloue ces engins une fois repeints à la même société. Il est pour une deuxième fois mis hors d’état de nuire et envoyé en congé sabbatique. L’intouchable circule librement, s’occupe de Koroki de Tchamba, un club de football de Tchamba qui évolue aujourd’hui en première division. Il organise des fêtes pompeuses dans les rues poussiéreuses de Tchamba méconnaissable tout comme les autres villes du Togo à l’abandon pendant qu’on nous parle de la bonne gouvernance.

Après un passage à la BOAD, l’homme a peaufiné les angles de son bien mal acquis. Lui et son frère, le général Atcha Titikpina, tous deux esclaves des fin, arrivent à Tchamba à chaque occasion de ramadan pour distribuer à tour de bras les biens mal acquis du peuple togolais tout entier. Ce qui est injuste et malsain pour ces misanthropes qui voient souffrir le peuple tchamba au moyen de la paille de l’injustice qu’ils ont dans leur yeux et au moyen duquel les populations de Tchamba en particulier et les togolais en général dans leur ensemble perçoivent les traces sanglantes des victimes du système clanique des Gnassingbé.

C’est ainsi que l’économie togolaise est sacrifiée et engloutie dans ces enrichissement illicites qui enfoncent le pays dans un endettement sans pareil et donc dans l’impasse.

Amza Titikpina est très loin derrière les gros poissons aux dents d’acier qui broient l’argent du pays avec leur rang de ministre, directeurs généraux de sociétés étatiques, amis personnels de Faure Gnassingbé…

Et c’est cette bande de voyous et d’escrocs financiers qui font pousser comme des champignons, dans les ruelles de Lomé, des bâtisses immense à l’image des grade-ciel de Dubaï. Et dire que dans ce contexte, les hôpitaux sont délabrés et meublés de matériels vétustes faisant d’eux, de véritables mouroirs.

L’éducation elle aussi abandonnée et sacrifiée. Aucune politique d’assainissement. L’eau potable est devenue une denrée rare que l’on cherche finalement comme la sueur sur le corps du lézard. Mon pays va mal.

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