Togo : Attaque du convoi de l’opposition à 3K et Atikoumé par la garde présidentielle

Togo : Attaque du convoi de l’opposition à 3K et Atikoumé par la garde présidentielle
NIAMTOUGOU ce samedi 02 Décembre
Togo : Attaque du convoi de l’opposition à 3K et Atikoumé par la garde présidentielle
NIAMTOUGOU ce samedi 02 Décembre

Par Marcelle Apévi, togo-online.net

Le convoi de l’opposition a été objet d’une attaque au niveau de 3K et Atikoumé par les militaires. Jean-Pierre Fabre est sorti indemne, mais Francis Pédro et Suzanne Nukafu ont été bastonnés et souffrent de plusieurs contusions. A Atikoumé, Madame Kafui Adjamagbo Johnson a été objet de tracasseries et n’a pas été autorisée à traverser le cordon de sécurité dressé par les gendarmes.

Jet de gaz lacrymogènes, bastonnade, violence et sévices corporelles, c’est le sort réservé aux manifestants et responsables politiques de l’opposition Togolaise, ce samedi soir par la soldatesque de Faure Gnassingbé.

Décidemment, ces militaires semblent être blessées dans leur amour propre, avec ces manifestations qui ne sont en réalité dressées contre personne. Après la séance de bastonnade et déshabillage de manifestants surtout ceux habillés en rouge devant l’Etat Major à Agoè, ces militaires ont encore poursuivi jusqu’au carrefour du bar 3K, pour ceux qui connaissent ce côté de Lomé, les manifestants qui rentraient tranquillement chez eux, après la marche de ce samedi, pour les violenter et mater. Les responsables politiques qui se sont aussi rendu sur les lieux pour s’assurer de la quiétude des militants ont subi le même sort réservé aux militants. L’on ignore les raisons qui sous-tendent cette barbarie dont font preuves ces Forces Armées Togolaises qui ne cessent de multiplier leurs initiatives macabres dans le but d’étouffer la mobilisation du peuple contre la dictature cinquantenaire de la dynastie des Gnassingbé.

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Au point de chute de la manifestation ce samedi, pour avoir reçu l’information, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a tenu à demander aux manifestants d’emprunter des voies détournées pour ne pas tomber dans cette embuscade tendue par les militaires au service de Faure Gnassingbé, chef suprême des armées. Malgré cette disposition qui devait permettre d’éviter ces violences militaires, ces zélés ont poursuivi leur mission malsaine jusqu’au carrefour 3K où ils ont commis leur forfaiture.

Le plus difficile à comprendre, c’est la garde présidentielle qui s’est abaissée à commettre de telles brutalités. Survenant après l’intervention de M. Gilchrist Olympio qui a condamné la violence, sous toutes ses formes, on se demande si c’est le début de la réponse du pouvoir à ses propositions.

Déjà le matin, à Niamtougou, des bérets rouges ont empêché tout regroupement des populations de la localité, malgré toutes les dispositions prises par la coalition pour assurer le bon déroulement des manifestations.

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A Doufelgou, ce sont des jeunes du RPT/UNIR qui ont menacé les manifestants malgré l’interposition des forces de maintien d’ordre. Ces jeunes ont indiqué clairement que si les populations osent se regrouper pour manifester, ils allaient s’en prendre à eux.

Ces situations qui démontrent et exposent la mauvaise foi du RPT/UNIR sont, selon l’avis de certains leaders d’opinion, des signes qui ne rassurent pas quant à la sincérité de Faure Gnassingbé qui indique une main tendue pour le 28ème dialogue, depuis le début de cette interminable crise.

Pour certains, il s’agit d’un signe qui démontre que le pouvoir se trouve en réalité au camp. Pour appuyer cette allégation, ces Togolais qui soutiennent cette thèse rappellent les différents actes de barbarie que les FAT posent pour protéger et défendre la dictature des Gnassingbé.

Des tueries par balles, la triste scène de sécurisation des urnes, les répressions sauvages…

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Il convient donc d’attirer l’attention de la Communauté Internationale sur ces comportements indignes des militaires Togolais, en violation des dispositions constitutionnelles qui précisent le rôle de l’armée dans une République, et aussi des textes, lois et principes en vigueur dans la sous-région, sur le contient et sur le plan international.

La question de l’armée reste donc une préoccupation et mérite d’être sérieusement aborder afin d’éviter que l’armée soit dressée contre le peuple à la demande de Faure Gnassingbé qui n’a pas mâché ses mots au camp Témédja devant ces militaires qui finalement réagissent comme des marionnettes vidées de toutes conscience, intelligence et humanisme.

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