Togo: fête de ramadan, les musulmans désavouent Faure Gnassingbé

Togo: fête de ramadan, les musulmans désavouent Faure Gnassingbé

L’ambiance était électrique au stade de Kégué ce lundi 28 juillet au matin, où s’est tenue la grande prière musulmane marquant la fin du jeun de ramadan avec la présence effective du chef de l’état. La communauté musulmane du Togo a crié son haro contre Faure Gnassingbé une première au Togo avec un régime cinquantenaire qui a toujours pensé que l’union musulmane et tous les musulmans étaient une propriété privée.

Un témoin oculaire joint au téléphone nous a révélé que c’était du jamais vu de la part de la communauté musulmane du Togo et la police chargée du maintien d’ordre a eu la chance de ne pas user de la violence comme de coutume pour éviter que la situation ne dégénère surtout pour ne pas mettre à rude épreuve la sécurité du numéro 1 togolais.

Le mécontentement est perceptible au prime abord avec le dispositif de fouille posté à l’entrée du stade. Une nouveauté qui a énervé les priants qui ne comprenaient pas pourquoi pour une prière on se permet d’installer de ces mesures juste pour la sécurité d’un seul individu.

A la fin de la prière il a été demandé qu’on adresse une prière comme de tradition, pour Faure Gnassingbé et c’est là que la tension est montée d’un cran et les insultes ont commencé à pleuvoir sur Faure Gnassingbé et ce qu’il incarne.

Les uns font remarquer qu’ils sont venus priés pour Allah et non pour un homme, d’autres font observer que Faure Gnassingbé n’est pas musulman et n’a rien à faire au stade surtout qu’il ne prie pas et n’a pas observé le jeun. D’autres encore en ont profité pour dénoncer la politique médiocre du fils d’Eyadema avec la promotion d’une minorité richissime au profit de la majorité miséreuse.

Face au refus des milliers de musulmans de prier pour le fils du père, les policiers ont eu la mauvaise idée de barrer la route sous prétexte que Faure Gnassingbé doit quitter les lieux avant que les « togolais ordinaires » ne bougent. C’est là que la situation a failli dégénérer et les policiers ont compris qu’ils ne pouvaient rien contre cette colère humaine qui grondait. La foule a eu le dernier mot et Faure Gnassingbé a dû retourner dans sa tour d’ivoire sur la pointe des pieds.

A quelques mois de la présidentielle de 2015, le régime usé que pilote Faure Gnassingbé a le devoir d’analyser ce ras le bol généralisé et ce sentiment de dégoût qu’expriment les togolais au lieu de continuer par vociférer que le Togo est en plein dynamisme et en pleine transformation comme l’a balancé un certain Gilbert Bawara sur les plateaux de tv5 monde.

Fabbi Kouassi

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