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Friday, July 30, 2021

Togo : Mathurin Atintoh appelle à utiliser toutes les couches sociales pour résister aux restrictions des libertés

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Togo : Mathurin Atintoh appelle à utiliser toutes les couches sociales pour résister aux restrictions des libertés
Vue partielle de la salle

Les Universités Sociales du Togo (UST) et le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), dans le but de contribuer à une prise de conscience pour une restauration des libertés, ont organisé samedi 27 février 2021, une journée de réflexion sur le thème « AGIR pour sauvegarder la liberté de manifestation et restaurer la liberté de presse au Togo ». Organisations de la société civile, centrales syndicales et organisations de presse ont pris activement part à ce rendez-vous qui a planté le décor des restrictions déjà imposées et celles à venir, empêchant toute velléité de manifestation et de jouissance des libertés acquises de haute lutte, notamment la liberté de manifestation et la liberté de d’expression et de presse.

À LIRE AUSSI : Le PPT ne comprend pas cet acharnement de la HAAC contre la presse privée togolaise

Deux communications ont marqué le temps : la première sur le thème « Liberté de presse au Togo et défi du professionnalisme » présentée par Isidore Sassou Akollor, président du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) et Directeur de la publication du journal ACTU EXPRESS. Selon le communicateur, le Togo dispose de textes enviables notamment le code de la presse et de la communication, la loi sur l’accès à l’information. Cependant, foisonnement semble être comparé à pluralisme, portant atteinte à la liberté d’expression. En témoigne les pressions et menaces qui pèsent sur Togbui Dagban, l’empêchant de se prononcer sur la gestion de la COVID-19 au Togo, une gestion dont il prend le contre-pied. Plus loin, Isidore Akollor martèle l’insécurité sans cesse grandissante dans laquelle les journalistes qui officient dans des médias privés travaillent et vivent. En exemple, il cite le cas des trois journalistes embastillés sur injonction du préfet du Golfe, le retrait de récépissé à L’Indépendant Express et la suspension de L’Alternative par la HAAC qui a d’ailleurs pris soin de charcuter le rapport d’audition, tronquant la vérité juste pour venir à ses fins. L’intrusion du SCRIC dans la vie des journalistes a été également évoquée, constituant au même titre que les agissements de la HAAC, une épée de Damoclès sur les journalistes critiques vis-à-vis du pouvoir donc de la gestion du pays.

La question moralité et responsabilité du journaliste a été évoquée par le président du PPT, appelant les journalistes à plus de professionnaliste en faisant sien, l’éthique et la déontologie. « Dur, dur d’être journaliste au Togo », a-t-il indiqué, face aux agissements de la HAAC qui a cessé de jouer son rôle depuis des années.
La deuxième communication qui a porté sur le thème « Impacts des restrictions des libertés sur les activités syndicales : quelle approche pour y mettre fin ? » a été présentée par Mathurin Atintoh, membre de la coordination de la centrale syndicale Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Partageant le développement de son prédécesseur, Mathurin Atintoh attire l’attention sur les restrictions en téléchargements pour porter atteinte à la liberté syndicale. « Sommes-nous dans un état de droit ou dans un état de police » s’est-il interrogé, face à la prise d’assaut du siège de la STT, interpellant les hommes et enfermant Lawson Nadou Oloukounlé dans une salle, tout en prenant soin de lui arracher ses appareils (ordinateur et téléphones mobiles). Le SCRIC est revenu dans la communication de Mathurin Atintoh, dans un rôle qui n’est pas différents de ceux condamnés par le PPT.

À LIRE AUSSI : Togo : Vers le renforcement des restrictions à la liberté syndicale ?

Un débat a permis aux participants de poser des questions d’éclaircissement, faire des propositions et suggestions qui ont conduit à l’adoption d’une déclaration commune dans laquelle le gouvernement est appelé à mettre fin aux restrictions pour restaurer les libertés. Ils ont appelé à dépolitiser la HAAC et revoir le mode de désignation de ses membres.

Selon le Professeur David Ekoué Dosseh, Coordinateur général des Universités Sociales du Togo (UST) et porte-parole du Front Citoyen Togo debout (FCTD), des actions seront menées ensemble avec les couches sociales affectées par les restrictions des libertés à l’endroit du gouvernement et des partenaires techniques qui l’appuient dans son fonctionnement.

Cette journée de réflexion n’est qu’un début d’actions pour parvenir à restaurer les libertés pour le plein épanouissement du peuple Togolais car restreindre les libertés, museler la presse, c’est promouvoir les violations des droits de l’homme, les détournements de deniers publics et la corruption au Togo.

Marcelle Apévi

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