Togo, Patrick Lawson parle de « Jeu de Pilate » du gouvernement et appelle à sa démission

Quelques jours après le rejet par les députés UNIR du projet de loi soumis à l’Assemblée nationale togolaise par le gouvernement togolais, le député du Groupe ANC-ADDI, et vice-président de l’ANC, Patrick Lawson se prononce sur la procédure. Rencontré ce mercredi en marge du sit-in de solidarité l’endroit de leur collègue Sambiri Targone, il a fait constater qu’en envoyant le texte au Parlement qui n’est pas un lieu de dialogue pour aboutir à un consensus, le gouvernement s’est livré à un « Jeu de Pilate, se disant je m’en lave les mains ». Et d’après lui, le rejet de ce projet de loi par les députés UNIR, est un sanglant revers subi par le gouvernement ; qui ne doit pas être en principe sans conséquence. « Le Chef du gouvernement vient de subir un vote de défiance. Il doit démissionner », puisque seuls les députés de l’opposition ainsi que les non inscrits ont voté pour son texte, a déclaré M. Lawson.

Face à l’impasse qui a pris place au cœur de ce processus de réformes, ce membre de l’ANC, parti membre du CST, croit disposer de la thérapie dont doit faire usage l’opposition togolaise. « Une seule solution s’impose à l’opposition aujourd’hui : se retrouver, se parler ensemble pour combattre ce régime RPT/UNIR », a-t-il confié, avant de poursuivre, « si pendant cette inter session, nous arrivons à aplanir nos divergences, même avec ces lois scélérates, nous irons aux élections et nous gagnerons ».

Revenant sur la question du dialogue Togo Telecom II, il croit savoir que UNIR et le gouvernement n’en voulaient pas et qu’ils l’ont démontré de par leur comportement au cours des discussions. Il a informé qu’un seul point a fait l’objet de consensus au cours de ces discussions. Il s’agit du mode de scrutin à deux tours. Un consensus qui d’après lui n’a même été accepté par UNIR que « la mort dans l’âme ». Et par rapport à la limitation du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois, il ne reconnait pas avoir entendu un membre de l’opposition parlementaire autour de la table demander l’introduction de l’effet immédiat ou la rétroactivité. A l’entendre parler, il leur serait demandé au cours de la plénière de reconnaitre avoir tenu cette assertion qu’ils ne croient pas avoir fait sortir. Ce qu’ils ont refusé de confirmer puis que ne venant pas d’eux. Et ce serait ce qui, entre autres, a conduit au rejet de la loi par les députés UNIR.

Pour finir, il a fait comprendre que « tout ce que nous voulons, c’est des lois impersonnels ». Et ce serait d’ailleurs les raisons qui ont conduit l’opposition à voter pour ce projet de loi soumis par le gouvernement.

M.G, Lomé

Source: telegramme228

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