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Wednesday, March 3, 2021

Yark Damehame, complice des bavures de la force anti-pandémie

Les unes des journaux

Par Serge Lemask, togo-online.net
Depuis le début du couvre-feu décrété par Faure Gnassingbé, pour soit-disant limiter la propagation du covid-19, la sécurité des populations est sérieusement menacée par les hommes en uniforme. Les bastonnades planent sur la tête de tous ceux qui seront retrouvés dehors à l’heure du couvre-feu comme une épée de Damoclès.

Yark Damehame, complice des bavures de la force anti-pandémie
Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile

Lorsque les personnes censées garantir et assurer la sécurité des populations deviennent elles-mêmes une menace permanente, il y a de quoi s’inquiéter. D’aucuns diront même qu’il y a péril en la demeure. Et l’on s’interroge finalement sur les vraies consignes que les éléments de la force anti-pandémie ont reçues.

En effet, dans la nuit du 02 avril dernier le gouvernement togolais a instauré un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin. Une force anti-pandémie composée de 5000 policiers, gendarmes et militaires a été mise sur pied pour veiller au respect du couvre-feu.

Les Togolais étaient loin d’imaginer que ce couvre-feu marquerait le début de leur calvaire. Le feuilleton des bavures a débuté avec le viol d’une jeune fille à Aneho par un militaire. Aux dernières nouvelles, ce dernier aurait été radié de l’armée et envoyé en prison. Force est de constater que les bavures se succèdent chaque jour qui passe. Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme a été molesté par les forces de l’ordre dans la zone de Djidjolé, pas loin du domicile de l’international togolais, Adebayor Sheyi. La vidéo montrant le jeune homme avec un visage tuméfié et ensanglanté a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité une avalanche d’indignations. Dans la foulée, des messages invitant les forces de l’ordre et de défense à arrêter le massacre ont été postés par les Togolais vivant sur le territoire et à l’extérieur. Visiblement, toutes ces réactions n’ont servi à rien puisque dans la nuit du samedi au dimanche une vieille dame a encore fait les frais de la bestialité de certains éléments de la force anti-pandémie. Cette dernière a été rouée de coups parce qu’elle est sortie faire ses besoins durant le couvre-feu. La vidéo de cette dernière fait actuellement couler beaucoup d’encre et de salive. Les uns et les autres se demandent pourquoi les hommes en uniforme ont eu la main lourde avec cette sexagénaire. Malin est celui qui pourra répondre à cette interrogation.

Pourtant, le ministre en charge de la sécurité annonçait des sanctions à l’encontre des auteurs des bavures. À l’en croire, les forces de l’ordre et de défense n’ont pas reçu d’ordre de soumettre les populations à de tels sévices corporels. A l’allure où vont les choses, sa parole est finalement mise en doute.

Le Gal de Brigade attend t-il d’autres bavures ou peut-être un décès lié aux bavures pour taper du poing sur la table?
N’est-il pas capable de contrôler ces éléments chargés de veiller au respect du couvre-feu? Quels sont les vraies consignes qu’il a données à la force anti-pandémie? Des questions qui taraudent les esprits.

Toute la semaine dernière, dans ses interventions dans les médias, le ministre de la sécurité a reconnu les bavures commises par ses éléments. Il a même promis de faire de son mieux pour que ces derniers respectent « les vraies consignes ».

Selon certaines sources, l’ancien Directeur de la gendarmerie nationale est craint et respecté par ses éléments. Mais visiblement la situation actuelle lui échappe.

Vivement que Yark Damehame trouve une solution pour que ces bavures cessent et assure enfin la protection des civils comme l’indique son portefeuille ministériel. Ses paroles ne suffisent plus. Les Togolais attendent de lui des actes concrets et des résultats. Yark dit n’avoir pas donné d’ordre à la force anti-pandémie de bastonner les populations mais les bavures se poursuivent en toute tranquillité. Et sa non-réactivité face à cette situation laisse penser qu’il est complice des bavures de ses éléments.

Mais il faut que la force anti-pandémie comprenne que Couvre-feu n’est pas synonyme de bastonnades et que l’uniforme ne lui confère pas le droit de vie ou de mort sur les populations.

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